dimanche 31 août 2008

Déménagement

Luttons contre la tendance française qui est de s'attacher aux lieux géographiques et à sa maison. Christine, qui est une grande lutteuse depuis son divorce, a déménagé ce we. Même région mais nouveau départ. L'occasion de faire le tri, jeter quelques souvenirs qui empêchent d'avancer, s'approprier de nouvelles pièces, inventer une nouvelle vie....Je la regarde faire et pompe un peu de son énergie pour ma lutte personnelle...

Quand je pense que j'ai déménagé dix fois en 15 ans, rétrospectivement je me demande où je pouvais bien puiser l'énergie nécessaire à toutes ces installations!!!! Cette maison est mon douzième lieu de vie. Championne internationale de la bougeote la titoune!

Six ans que je ne bouge plus....Ai-je déposé les armes?

Petite image pour rire....Devinette: Que font ils? Donnez votre réponse par un commentaire. Je paye un coup à boire aux gagnants!

samedi 30 août 2008

Je t'aime

Ma fille se précipite dans mes bras en plein milieu de la matinée pour jouer à son jeu préféré en ce moment :
"Maman, je t'aime"
"Moi aussi je t'aime très fort"
"Moi encore plus que toi"
"Ce n'est pas possible, je t'aime plus fort encore"
Et là avec son sourire de crapule, elle me cloue avec un : " Moi je t'aime "trou noir" donc j'aspire tous tes "je t'aime" et je gagne".
Bon, je m'incline, contre des arguments si scientifiques, je ne peux pas lutter!

Pire

Hier, deux soeurs de 18 et 13 ans et leur père ont été enterrés, suite à un accident de voiture. La plus jeune est une ado, amie d'amis de mes enfants. La mère (pas présente dans la voiture) reste seule. Que dire?

On ne peut pas lutter avec la mort. C'est perdu d'avance. Il n'y a pas de mots de l'ordre du domaine de la lutte dans de telles épreuves.

Juste se dire personnellement que lorsqu'on crie à l'injustice pour une raison ou une autre on peut toujours trouver pire que sa situation.

La preuve!

vendredi 29 août 2008

Que la meilleure gagne!

Que la meilleure gagne !

« Mais qu’est ce qu’il lui a pris de l’emmener en vacances avec nous ? » Se demanda Laetitia en épluchant les carottes.
« Ce n’était déjà pas toujours facile de cohabiter avec lui et ses deux fils en vacances, maintenant il faut qu’il nous impose sa nouvelle conquête ! »
« Tu verras, maman, elle va te plaire ! Belle, discrète et si facile à vivre…. » Qu’il m’avait dit le fiston…Ca, pour la première épithète, rien à dire : c’est vrai qu’elle est belle ! Dans le genre blonde, élancée, avec un visage aux trais fins dépourvus de far qui ne manque pas de classe tout en affichant un air un tantinet évaporé. Le fait que Laurent ait souvent accordé plus d’importance à la coque qu’à la graine n’est pas un scoop mais je classerai celle-ci au sommet du hit parade des enveloppes vides ! Je reconnais que j’aurais aimé jouir d’un tel physique à l’époque de mes quarante ans. Mais il faut bien reconnaître que c’est plus facile lorsqu’on n’a jamais porté d’enfants. Avec mes trois grossesses, j’admets que je ne m’en tire pas trop mal au regard des autres mère-grands qui exposent leurs chairs flasques à la plage…Mais franchement qualifier ce moulin à paroles de discrète, c’est un sacré manque de lucidité ! En ce qui concerne le troisième qualificatif, je ne peux que constater que Laurent et moi ne devons pas avoir la même représentation d’une personne facile à vivre ! » Songea amèrement Laetitia en allumant le gaz sous la casserole d’eau.
« Ce n’est pas lui qui a dû se retaper les courses le lendemain de leur arrivée et faire trois magasins avant de trouver les yaourts au lait de soja et autres aliments INDISPENSAAAABLESS au bon fonctionnement de la sirène », rumina la mère en se remémorant les mots d’Anne lorsque le sujet des repas communs fut évoqué:
« Excusez moi mais pour moâââ, le lait c’est de l’arsenic et il est im-pen-saaaaable que je passe un été sans manger mon melon quotidien »…
Une personne facile à vivre ne squatte pas deux heures par jour l’unique salle de bain censée se partager équitablement entre les cinq habitants du T3 familial et ne monopolise pas l’attention générale 24H sur 24H !!!
« Bonjour Laetitia, Oh, déjà dans la cuisine ? J’ai expionnellement bien dormi ! » Clama la belle en sortant de la chambre.
« Eh bien, j’imagine combien vous deviez être fatiguée après les galipettes nocturnes dont vous m’avez fait part à grands cris ! » se retint de dire la cuisinière en plongeant ses carottes dans l’eau bouillante.
« Exceptionnellement ? J’en suis ravie ! » Se contenta-t-elle de répondre.
« Si cela ne vous dérange pas, avant de prendre mon petit déjeuner, je vais aller marcher jusqu’à cette si jolie crypte que Laurent m’a fait découvrir hier.»
« Je pense que vous voulez parler de la crique située en bas de la résidence, corrigea Laetitia, je vous en prie Anne, allez-y » « Et restez-y le plus longtemps possible », Ne put-elle s’empêcher de penser.
Ces vacances allaient sans doute paraître bien longues cette année…..

Laurent fila sous la douche, le cœur léger. Quelle nuit avaient-ils passé tous les deux ! Il ne se lassait pas d’explorer le corps d’Anne afin de la sentir vibrer sous ses caresses…Il pourrait lui faire l’amour jour et nuit durant des semaines….Bien sûr, ce n’était pas facile pour les enfants. Il fallait qu’il essaie de leur consacrer quand même un peu de temps. Mais après tout, leur mamy était là et ne demandait qu’à s’occuper d’eux alors…La vie était belle !
Il rejoignit sa mère qui fumait sa première cigarette sur la terrasse.
« Alors, maman, comment la trouves-tu ? Adoraaaaable n’est ce pas ? »
« Oui » répondit du bout des lèvres Laetitia qui aurait volontiers ôté quelques a au qualificatif employé….
« Au fait maman, je voulais te dire….Ce serait bien de faire des repas plus équilibrés l’été, tu ne penses pas ? Anne fait très attention à son alimentation. »
« Qu’entends-tu par équilibrés mon chéri? S’efforça de demander Laetitia sous contrôle.
« Eh bien je ne sais pas, mais il me semble qu’une assiette de crudités avec melon et jambon cru suffirait le midi par exemple…. »
« Cyril et Jérémy sont en pleine croissance, je te rappelle. Il leur faut des aliments plus consistants qu’une salade de tomates et du melon j’en ai peur.. ; »
« Il suffit de leur faire un plat à part, rien que pour eux alors… »
« Bien reçu Laurent, c’est ce que je vais faire » Conclue Laetitia, un sourire crispé aux lèvres.
Les choses en restèrent là toute la matinée. Personne ne releva le fait qu’Anne avait fini la baguette à son petit déjeuner à grand renfort de beurre et de confiture, forçant Laetitia à racheter du pain en grande quantité.
Le déjeuner sur la terrasse qui offrait une magnifique vue sur la baie d’Ajaccio s’avéra cependant surprenant.
« Tu ne veux pas la vue ma chérie ? » demanda Laurent en voyant Anne s’asseoir dos à la mer.
« Non merci, mon cœur. Je me place ici pour que tu profites de deux belles vues à la fois : moi et la mer… » Minauda la nymphe.
Jérémy manqua s’étouffer avec le bout de pain qu’il venait de mettre en bouche. Le « Elle est adoraaaaaable » de Laurent ne reçu aucune réponse.
« Tenez Anne, votre assiette de crudité. »
« Merci Laetitia, c’est vraiment gentil, elle a l’air délicieuse. Et c’est quoi dans le plat ? »
« Des pates carbonara pour les enfants qui ne raffolent pas trop de la verdure. »
« Super ! J’adore ça. Je te sers Laurent ? »
« Non merci ma chérie, je vais me contenter de cette succulente assiette »
« Equilibrée » ne put s’empêcher de rajouter Laetitia.
« Ce pain est délicieux ! J’en prendrai bien un bout avec mon fromage, peux tu me le passer Cédric s’il te plait ? »
« Il ne s’appelle pas Cédric mais Cyril, ma chérie »
« Ah pardon, je n’arrive pas à m’y faire. Il faut dire que je n’ai jamais connu de Cyril, c’est très rare comme prénom ! »
« Vous connaissez un Cédric ? » Ne manqua pas de demander Laetitia
« Non, je ne connais aucun Cédric » Répondit Anne après réflexion.
« Faut pas chercher à comprendre » Marmonna Cyril le nez dans son assiette.
« Les enfants, vous pouvez aller chercher votre dessert et le manger ailleurs »
« Merci mamy ! »
« Oh les belles glaces ! Ne sont-elles réservées qu’aux enfants ? » S’inquiéta Anne.
« Non, bien sûr que non, vous pouvez en prendre une si vous n’avez pas peur de vous empoisonner.. »
« Pourquoi me dîtes vous cela Laetitia ? »
« Eh bien parce que j’ai bien peur que les magnums vanille ne soient pas réalisés au lait de soja ! »
« Ah, mais de temps en temps il faut prendre des risques » rattrapa Laurent en fusillant sa mère des yeux.

« Viens…. »
« Non, pas dans la chambre de maman… »
« Mais si ! Elle est occupée dans la cuisine avec le lave-vaisselle qui tourne, elle n’entendra rien… »
« Ca me gène… »
« Ca m’excite… »
« Huummmm, ok tu me ferais faire n’importe quoi ! »

« Mamy, mamy, il faut faire quelque chose ! » Cria Jérémy en se précipitant dans les bras de son aïeule.
« Cyril et moi ne la supportons plus ! Aide nous à nous en débarrasser. Papa est devenu complètement sourd et aveugle. Il fait comme si nous n’existions plus. Elle nous coupe la parole, mange comme quatre, ne retient pas nos prénoms. Puis elle ne sait même pas parler ! »
« Tu as raison mon chéri, nous allons essayer de réveiller le prince charmant. Une semaine devrait suffire ».
Le plan d’attaque de Laetitia était simple : modifier l’enveloppe corporelle de la belle pour que l’esthète s’en détourne.
Elle se mit à préparer des plats excessivement caloriques de plus en plus tôt le matin. Le fumet délicieux qui s’échappait des fourneaux incitait Anne à avaler une baguette et demie au petit déjeuner. Au déjeuner et au souper, Laetitia lui proposait systématiquement deux ou trois fois du plat de résistance, ce à quoi Anne acquiesçait invariablement, l’œil gourmand. Chaque mot déformé dans la bouche de la nymphe était patiemment corrigé en présence de Laurent. Laetitia avait aussi eu la bonne idée d’instaurer des jeux de société le soir, véritable calvaire pour Anne qui ne retenait aucune règle et se ridiculisait chaque fois un peu plus.
« Scrabble » annonça Jérémy en posant le mot « suranné » au bout du « e » déjà placé de fève. « Bravo mon chéri ! » S’extasia Laetitia.
« Ce mot n’existe pas ! » Affirma Anne.
Jérémy, heureux de voir la mine de son père s’assombrir, expliqua : «Cela signifie obsolète, désuet, périmé, Anne ».
Anne devint de plus en plus perplexe. Laurent, un peu énervé, clôtura le suspens en rajoutant que suranné signifiait « vieux, passé »
« Ah d’accord…Quel beau mot ! Vous en connaissez des choses, quelle chance vous avez ! A toi de jouer, je crois, Cédric…..»
« Cyril, Anne, je m’appelle Cyril…. »
« Excuse-moi, c’est tellement peu commun ce prénom…Je me concentre, je me souviens qu’il commence par un C mais je ne pense pas au I qui suit alors cé devient Cédric c’est logique finalement. »
« C’est drôle comme les concepts de logique peuvent différer selon les individus… » Constata Laetitia.
« Excusez-moi Laetitia mais la cigarette m’incommode vraiment…Cela ne vous dérange pas si je change de place afin d’éviter la fumée ? »
« Non, chérie, maman va aller fumer plus loin, n’est ce pas maman ? »
« Mais nous sommes sur la terrasse, en plein air ! Je ne vais quand même pas aller sur le parking pour fumer ! »
Laetitia se demandait si cette contre attaque de sa victime était « pensée ». Il fallait peut-être se méfier de la sainte nitouche qui pouvait peut-être s’avérer plus rusée que prévu. Le fait qu’elle ait eu l’impression que sa chambre avait été visitée n’était sans doute pas à négliger non plus. Songer que cette femme ait pu entraîner son fils dans des ébats pervers dans son havre de paix, peut-être même sur SON lit, lui donnait la nausée.
« Cela m’apprendra, pensa Laetitia, il ne faut jamais sous estimer son adversaire… »
Anne et Laurent venaient de se rejoindre dans leur chambre. Anne s’assit sur le lit, la mine renfrognée.
« Chérie, ne m’en veux pas de te dire cela mais as-tu vu comme tu te goinfre ? C’est mal poli de tant se resservir d’un plat, tu sais…»
« Mais ta mère me le propose ! »
« Oui mais la prochaine fois tu peux refuser poliment. J’ai l’impression que tu as un peu grossi, non ? »
« J’ai effectivement eu du mal à fermer ma robe hier….mais Laetitia est si bonne cuisinière ! Je suis heureuse que tu t’inquiètes pour moi mon chéri. Justement, il faut que je te dise que je sens des mauvaises ondes dans cette maison. Je n’arrive pas à retrouver mon équilibre intérieur. C’est comme un arbre aux feuilles repliées parce qu’il aurait perdu son imperturbabilité. Je ne ressens pas d’harmonie… »
« Peux-tu te montrer plus claire, chérie ? »
« Eh bien je déteste exprimer des choses négatives mais ne penses-tu pas que ta mère et tes fils me détestent ? Ils me lancent des regards noirs, corrigent sans cesse ce que je dis et ne semblent pas m’écouter ! Je sais bien que je suis moins instruite que vous mais je ne suis pas bête au point de ne pas comprendre qu’ils cherchent à me rabaisser à tes yeux.»
« Tes propos sont excessifs mon ange »
« Je ne comprends pas ce mot »
« Lequel ? »
« Excessif »
« Cela veut dire beaucoup trop, comme ce que je vais te faire dans les heures qui vont suivre ! » dit Laurent en arrachant les boutons pressions de la jupette blanche d’Anne qui retrouva le sourire en s’allongeant sous Laurent.
« Tu m’aimes ? »
« Je t’adore »
« Même si je ne sais pas toujours employer les bons mots ? »
« J’aime la façon dont tu t’exprimes ma chérie, je trouve cela charmant. »
« Tu aimes ce que je te fais là ? »
« Huuummmm, jamais personne ne me l’a fait aussi bien ! »
« Mon cœur ? » dit Anne en se relevant soudain.
« Ce serait formidable si nous pouvions être un peu seuls tous les deux….On pourrait faire l’amour toute la journée. Je ne serai plus obligée de me mettre un oreiller sur la bouche, qu’en penses-tu ? »
« Je vais y réfléchir… »
« S’il te plait … » Murmura Anne en plongeant sa bouche pulpeuse sur le sexe de Laurent.


« Bonjour Anne, bien dormi ? »
« Oui, merci Laetitia, ce doit être l’air de la mer… »
« Où certains assauts différents de celui des vagues… » Pensa Laetitia.
« Je vous ai fait griller vos tartines ce matin et j’ai même acheté quelques croissants. »
Anne jeta un regard inquiet vers la chambre. Laurent devait dormir encore. Elle n’aurait qu’à pas lui parler de ce petit extra matinal, ces croissants semblaient tellement bons !
« Merci Laetitia, c’est très gentil de votre part »
Plus tard, au moment du goûter très exactement, Jérémy demanda s’il restait de ces si bons croissants au beurre que sa mamy avait acheté et Laurent entendit distinctement sa mère répondre qu’elle était fort désolée pour ses chéris mais qu’Anne les avait trouvés tellement bons qu’elle avait mangé les trois derniers en plus de ses tartines au petit déjeuner…
« Peux-tu mettre de la musique Jérémy s’il te plaît ? Je n’ose pas demander à Cédric, il est occupé à lire un livre qui contient au moins deux cent pages ! »
« Tu veux sans doute parler de Cyril ? »
« Oui de ton frère »
« Que veux-tu comme musique ? »
« J’adorerai de la salsa, j’étais une reine de la danse il y a quelques années … Je vais te montrer »
Au premières notes de musique, devant l’air ébahi de Jérémy, Anne leva les bras et entama un pas de danse avec une grâce à vous couper le souffle. Laetitia qui arrivait dans le salon avec un gâteau au chocolat dans les mains faillit en faire tomber son plat ! Anne apprivoisait l’espace à petits coups de hanches et d’épaules, la tête bien droite, une flamme sauvage dans ses yeux. Laurent et Cyril attirés par la musique, arrivèrent au salon et se figèrent devant la danseuse. Tous étaient subjugués.
Laetitia décida une trêve momentanée et la soirée fut détendue.
Cependant après le dîner, Laurent demanda à sa mère si elle ne voyait pas d’inconvénient à ce qu’Anne et lui partent deux trois jours en amoureux.
Sentir sa proie lui échapper plongea Laetitia dans un grand désarroi. Sa nuit fut agitée de cauchemars…..


Quelques jours s’écoulèrent à trois. Entraînés par leur grand-mère, les garçons enrichissaient leur vocabulaire de nouveaux mots, beaux et peu usités. Laetitia avait investi dans l’achat de livres de recettes toutes plus alléchantes et caloriques les unes que les autres.
A son retour, Laurent semblait fatigué et Anne plus affamée que jamais.
Les garçons se montrèrent ravis que leur père leur propose de plus en plus souvent des activités « entre hommes ». Ils partaient tous les matins avec masques et tubas débusquer seiches et calmars tandis que Laetitia cherchait désespérément des moyens d’échapper au babille incessant d’Anne qui n’avait comme seul sujet de conversation sa petite personne, mais qui pouvait le décliner à tous les temps, sans faiblir des heures durant !
Des boissons sucrées étaient venues accompagner les repas. Des chocolats trainaient un peu partout dans des petites boîtes ouvertes sur les tables et il faut bien reconnaître qu’Anne grossissait à vue d’œil. Laetitia avait remarqué que les nuits semblaient maintenant bien silencieuses…..
Inversement, la cuisinière avait minci. Sans doute grâce à l’énergie qu’elle déployait en courses (elle allait chercher à pied, le pain et les croissants dans la boulangerie située à deux kilomètres de la résidence) et dans la préparation de grands repas. La jouissance qu’elle tirait d’avoir placé son intelligence au service de la destruction de ce couple si mal assorti et la sensation de pouvoir qui en découlait la nourrissait suffisamment pour qu’elle ne touche quasiment pas à ses bons plats.
Elle s’était surprise à rêver devant la penderie ouverte d’Anne. Cet après midi, elle comptait même essayer la petite robe noire légère au superbe décolleté….

C’est au bout de la deuxième semaine que l’atmosphère des repas devint franchement désagréable à force de non-dits et de sous-entendus.
« J’étais hynoptisée par la beauté du coucher de soleil hier », lança Anne avec ferveur.
« Hypnotisée », Corrigea sèchement Laurent.
« Fais un effort Anne bon sang ! Et arrête de bouffer ! »
Un grand sourire illumina enfin le visage de Laetitia.
Ce ton excédé présageait la sortie du jeu de la belle.
Etrangement la pensée qui suivit la victoire fut que les vacances risquaient de sembler ennuyeuses maintenant.




jeudi 28 août 2008

Le bonheur

Je me sens bien. En forme physiquement et psychologiquement. Je m'en étonne plusieurs fois par jour. Dans mon jardin, une ronce arrachée à la main lorsqu'un élan de satisfaction m'anime: tiens? je suis bien. Dans mon lit, un livre à la main, un magnum à la vanille de l'autre, tiens? je suis bien. Devant la télé, les trois enfants entremélés à mes côtés, tiens? je suis bien. La sensation de bonheur absolue fut atteinte hier matin en décachettant une enveloppe de mon collège contenant la convocation de pré-rentrée. Sur la mienne il y avait précisé en en-tête, au flu vert: "pour info". L'idée de ne m'occuper que de la rentrée des enfants sans être obsédée par la mienne me transporte sur une énorme vague de joie!

Peut-être que la conscience aïgue du bonheur ne peut avoir lieu que si elle a été précédée par la conscience aïgue du malheur. On profite davantage de ce qu'on sait pouvoir perdre. Sans aller chercher un exemple trop douloureux, je peux dire que depuis mon opération du pied qui m'a immobilisée deux mois, il ne se passe pas un seul jour sans que je ne pense à la chance que j'ai d'être debout sur mes deux pattes, mue par la capacité à marcher.

"T'as rencontré quelqu'un?" me demandent les copines.
"Vous m'ennervez les filles, pourquoi pensez-vous de façon si obsessionnelle que pour être heureuses il faut forcément un mâle à nos côtés? Lorsque je regarde les couples qui m'entourent, "vos" couples, soit dit en passant, franchement je ne vois pas le bonheur conjugal transpirer par tous les pores de votre peau! (Exception faite de vous: Jé et Mumu, Raph et Christine,bien sûr!)

Je lutte contre l'idée qu'on ne peut atteindre le bonheur seule. Je ne nie pas qu'il m'arrive de fantasmer sur un homme qui serait intelligent, indépendant, avec de l'humour, une pointe d'imprévisibilité, pour qui mon désir serait inépuisable et qui bien sûr ne serait pas déjà "pris" mais en attendant de le rencontrer, s'il existe, le rêver me suffit.

Oui je sais, certaines vont me lancer, perfides, "Euh...Tu t'es quand même inscrite sur ....ce site de rencontres que je ne nommerai pas..." Et là, oui, je dois reconnaître que je ne suis pas très à l'aise avec cette inscription. Songez un peu que j'ai PAYE pour ce supermarché à mecs! Honte à la lutteuse!

Alors, bien sûr je peux dire qu'à nos âges c'est difficile d'élargir son cercle d'amis et que ce genre de site est un moyen comme un autre d'y arriver, que les soirées sont longues lorsque les enfants sont couchés et que badiner avec des inconnus est un bon moyen de les pimenter, que ce réservoir de mâles est utile et d'une simplicité extrème lorsque des besoins primaires réclament d'être asouvis, mais bien sûr au delà de ce bla bla il y a forcément l'espoir de rencontrer une espèce de perle rare.

Je ne suis pas pressée. L'instant, comme il se présente, me convient. Je peux être heureuse sans la perle. J'aime bien la citation de Bernard Grasset: "Le bonheur ne se cherche pas: on le rencontre. Il n'est que de savoir le reconnaître et de pouvoir l'accueillir."

En fait, je lutte contre l'idée d'attendre quoi que ce soit. Le bonheur est là, dans le moindre petit évènement de nos vies. Je jouis de ce que je suis consciente d'avoir, qui est si précieuse et qui peut s'arrêter d'un coup:
je jouis de la vie et j'aimerai vous en éclabousser.....

mercredi 27 août 2008

clichés

Je reconnais humblement que parfois je fais preuve d'une grande banalité dans mes phantasmes et que je ferais bien de ne pas trop me la ramener avec mes aspirations de lutteuse....Voilà deux clichés qui me mettent au tapis:


Le fantasme de l'uniforme:



(Pour info, les copines, ce beau trentenaire est célibataire)




Le fantasme de la décapotable (et des lunettes Prada):



Fin du premier round!




Mardi 19 aout 2008: Soirée filles!

Ce qui est "bien", ce qui ne l'est pas. Pour lutter contre l'idée de ce qui se fait et ce qui ne se fait pas, nous avons testé pour vous un total laché prise de mères de famille quadragénaires le soir du 19 aout 2008.

Véronique et Yolaine, les deux sœurs croisées au hasard d’étés adolescents, avaient entamé la conversation avec moi au bord de l’eau et leur enthousiasme et leur sourire étaient rapidement à bout de mon habituelle réserve. Nous avions projeté une « soirée nanas », dans un avenir proche, unanimement d’accord pour associer l’autre Véronique (que je surnommerai Véro) à nos pérégrinations nocturnes.
Le fameux soir venu, sans hésitation, j’ai opté pour le noir côté fringues et bijoux en argent. Juste un trait de crayon sous les yeux. Je suis arrivée chez les frangines vers 20H15, un quart d’heure plus tôt que prévu mais mon impatience n’était pas domptable davantage !
Véronique s’est occupée de me faire visiter les lieux. Je l’ai trouvée juste magnifique avec ses longs cheveux attachés en queue de cheval et ses grosses boucles d’oreille créoles en argent. Je me disais que si j’étais un mec (oui je sais je pense souvent ce genre de truc…) je serai tombé instantanément fou amoureux de cette sauvage et généreuse Véronique. Yolaine nous avaient rejoins. Cachant sa sensibilité derrière un sens de la répartie légendaire, championne internationale du lâcher prise, j’aimais son intelligence et son humour. Je ne savais rien d’elle. Tellement discrète sur sa vie, la jeune frangine ! J’étais là, chez elles, assise sur un transat de leur terrasse comme si j’étais une grande habituée des lieux alors que c’était la première fois que je découvrais leur maison, depuis plus de vingt ans que je les connaissais. Je n’en étais pas étonnée. C’était cet été là, ce soir là, que je devais être là. Avant, cela n’aurait pas eu le même sens.
Nous avons bu une bouteille de rosé en parlant de nos recherches, nos peurs, nos aspirations.
Nous attendions Véro, sans nous inquiéter outre mesure, compte tenu de ses légendaires retards…Au bout d’un temps qui avait largement dépassé l’heure réglementaire, nous avons téléphoné chez la quatrième luronne pour apprendre qu’elle nous attendait au resto !
« Nous prenons quelle voiture ? »
« La mienne. » Le ton de Véronique n’admettait aucune discussion.
J’ai eu presque honte de poser la question…La décapotable bien sûr !
Nous voilà, cheveux au vent, de plus en plus certaines de la réussite de cette soirée.
Véro lisait, les lunettes sur le nez, assise à table. Un livre écrit en anglais !
Elle venait de passer un an aux States ! L’émotive, la fragile et instinctive Véro. Les cheveux non séchés noués en un rapide chignon, un maquillage extra léger, le tout s’éclipsant derrière son lumineux et irrésistible sourire.
« Dîtes les filles, regardez ! Black and white ! » Effectivement Les sœurs, côte à côte, qui avaient opté pour une tunique blanche soulignant leur généreuse et sensuelle poitrine faisaient face à nos deux chemises noires grandes ouvertes sur pas grand-chose….






« Excusez moi les filles, Xavier m’a offert l’apéro, je ne vous ai pas attendues ! »
« T’as bien fait, nous avions peur d’avoir pris de l’avance avec notre rosé. »
J’aimais nos rires à gorge déployée, de ces rires sans retenue, qui fusent à la limite d’une invitation au plaisir. Tant de femmes ne savent pas rire, où ne s’autorisent que quelques gargarismes discrets, la main devant la bouche…
« Vous ne trouvez pas qu’ils sont super calmes les gens ? »
« C’est vrai, ils ont l’air tous endormis »
« Le resto est plein et on entend que nous… »
« Peut-être que Xavier leur verse du somnifère dans leur rosé pour être tranquille »
« Oui ben nous va nous en falloir pour nous calmer ce soir ! »
Xavier, le proprio du resto était un copain d’enfance de nous quatre. C’était un pèlerinage d’aller au moins une fois dans l’été dîner chez lui.
Nous avons chacune abordé un sujet douloureux sous une écoute particulièrement empathique des trois autres ! Les larmes succédaient aux rires sans transition et j’aimais la sensation de me sentir, avec elles, à l’intérieur d’une bulle de chaleur et d’énergie.
Nous avions souffert, nous souffrions mais nous étions là, ensemble avec une gourmandise de femmes pour les choses de la vie, nous étions des guerrières, des insatiables, des âmes juste animées du désir de partager l’Essentiel, sans faux semblant, sans far, ni mensonge….Nous avions ouvert la porte du domaine émotionnel inaccessible à tout spécimen muni d’une queue entre les jambes et nous étions bien !
Je n’ai pas vu le temps passer. Le serveur venait vider les cendriers et remplaçait la bouteille de rosé dès qu’elle était vide. Il n’arrivait pas à nous interrompre pour nous demander le dessert. En désespoir de cause, il envoya sa collègue : une petite nana pour en interrompre quatre géantes. Elle s’y est reprise à trois fois mais elle a fini par capter trois secondes de notre attention, autrement dit le temps exact qu’il nous a fallu pour ligne la première ligne de l’ardoise et s’exclamer d’une seule voix : « crème brûlée » et d’éclater de rire de constater que nous n’avions ni les unes, ni les autres eu envie de lire les dessert suivants.
Mais nous devenions trop bruyantes. Xavier nous a servi une histoire abracadabrante de chasse au sanglier pour essayer de nous faire baisser le ton. Devant son échec, il eut recours à l’ultime solution avant le renvoi définitif : le changement stratégique de place. Pour cela il n’a pas hésité à nous appâter un alcool de myrte. Il appela un de ses copains à la rescousse, conscient qu’il ne viendrait pas seul au bout de quatre filles aussi déchaînées que nous l’étions. Ce malheureux a eu la très mauvaise idée de venir s’asseoir à notre table avec des feuilles de sécu à la main.
« T’es malade ? »
« T’es en arrêt ? »
« Depuis longtemps ? »
« Dis nous merci, nous qui travaillons pour toi ! »
« Range tes papiers, ça nous rend nerveuse ! »
« Pourquoi tu nous emmènes un mec malade Xavier ? »
« On a des têtes à se payer des malades ? »
Le bonhomme s’est éclipsé rapidement.
« Tu vois Hélène, on les fait fuir les mecs ! » me dit en douce Véronique.
Bon c’est vrai qu’à celui-là, on avait sorti le grand jeu, il ne pouvait pas lutter !
Nous étions folles, nous étions excessives et c’était bon.
Véro et Yo choisirent d’aller pisser dans l’ancienne guérite au bout du jardin qui était prévu à cet effet à l’ouverture du resto.« Oh les filles, ho, où est ce que vous allez ? Les toilettes ne sont pas là ! » S’inquiéta le maître de Céans.
« Oui on sait mais nous, on aime bien pisser dans la cabane au milieu des branches ! »
En voyant Xavier les accompagner, je me suis demandée si c’était pour qu’elles ne partent pas « en live » où reluquer ce qui pouvait l’être.
A leur retour nous fûmes conviées à rejoindre notre voiture et à l’attendre en bas de la route. J’attrapai un verre et la bouteille de rosé. Yo embarqua un autre verre. Je n’aurai pas dû. Reprendre du rosé après quelques verres de myrte infligeait à mon estomac une épreuve auquel il n’était nullement préparé. Mon cerveau est devenu brumeux. Xavier nous a rejoint en nous engueulant qu’on nous entendait d’en haut.




Et nous sommes partis à la recherche d’un truc encore ouvert. Dans la voiture Yo et moi, à l'arrière, faisions tourner les verres. J’éprouvais une sorte de respect pour Xavier du genre : « Il en a pour ne pas fuir devant nous quand même ! »Arrivés au Rustica, j’ai remarqué que je ne marchais pas normalement et qu’il valait mieux ne pas envisager d’entamer une rando.
Dans ce bar, nous avons aussi eu le droit aux remarques du patron. Nous étions décidément, définitivement trop bruyantes. Un homme se réclamant de la mafia Corse vint se joindre à nous. Les mots « protection », « paillotte » et « peur » "balles", parvenaient décousus dans la zone d’analyse auditive de mon cerveau qui avait placé trop de neurones en léthargie pour que tout cela ait un sens. Je regardais, sidérée, les sœurs tenir la conversation avec le dit monsieur, bien droites sur leur tabouret comme s’il s’agissait une soirée sobre. Leur origine russe sans doute. Ce qu’avaient ingurgité leurs ancêtres mettait à l’abri les générations suivantes des cuites de tout acabit. Véro semblait en être au même point que moi c'est-à-dire prête à rendre les armes. C’est ce que je fis sur la plage la plus proche. Je pensais avec tristesse que je n’avais même pas eu le loisir de tremper mes lèvres dans le mojito offert. Dans un semi coma, j’ai appelé au secours mon fils et j’ai mis au moins vingt minutes à écrire un texto aux copines pour leur dire de ne pas s’inquiéter. Je ne voulais pas leur infliger le désastreux spectacle d’une Hélène vomissant ses boyaux. Plus tard j’ai réalisé avec un sous entendu de Yolaine, que les violentes expulsions dont j’avais été le siège cette nuit là et toute la journée du lendemain m’avaient certes permis d’évacuer le trop plein d’alcool mais aussi bien autre chose de plus enfoui, une sorte d’encre de pieuvre noire, nichée dans mon estomac depuis la mort de Marti, et qui semblait avoir enfin agonisé grâce à tous les mots extériorisés ce soir-là dans un climat d’amour et de confiance.
On ne se reverra peut-être pas avant des années. Cela ne nous a pas empêchées de donner le meilleur de nous même, l’espace d’une soirée, comme des vraies filles que nous étions!

mardi 26 août 2008

Drôle de jardin!

J'ai un grand jardin. Suffisament grand pour que j'en zappe une moitié...Celle du fond. Un bouleau marque la limite de ce que j'ai décidé d'entretenir. Au delà c'est une zone mystérieuse de hautes herbes cachant mille dangers: trous, souris, limaces glissantes, orvets fuyants et que sais-je encore...Plus personne ne s'y aventurait depuis un an...Hier va savoir pourquoi, j'ai eu envie de mûres...(Nan, jsuis pas enceinte, promis!). Les ronciers foisonnent dans la zone abandonnée bien sûr!
Alors me voilà, un tupperware orange à la main, bravant les multiples dangers cités ci dessus. Arrivée tout au bout du bout, je reste sans voix. Là, devant moi, une zone dégagée, entretenue même! plantés bien droits, accrochés à des tuteurs et correctement humidifiés trônent six pieds de cannabis touffus et plus hauts que moi!
Ceux qui connaissent la famille savent que la première idée qui m'est venue est qu'un de mes fils que je ne nommerai pas avait planté là en cachette de quoi passer quelques bonnes soirées. Me voilà fébrilement en train d'attraper mon portable pour hurler mon mécontentement au dit fiston à peine réveillé....
"Quoi? mais qu'est ce que tu racontes maman? Je ne comprends rien..."
"Réponds franchement: as tu planté du cannabis au fond du jardin?"
"Mais maman, jte connais, j'aurais jamais pris le risque, qu'est ce qui te prend de me demander ça?"
"Mais il me prend que je suis en face de cinq très beaux spécimens de cannabis?"
"Raccroche tout de suite, il ne faut jamais dire ça au téléphone! Viens me chercher, je veux voir ça!"
Alors je remplis quand même mon tupperware, histoire d'aller jusqu'au bout de mes envies, et je prends ma voiture pour chercher le spécialiste.
Un peu plus tard, nous voilà tous les deux devant les plantations, lui penché sur les feuilles, moi observant la scène.
"Il ne s'agit que de pieds femelles, nous avons affaire à un connaisseur", murmure le spécialiste. "Il y en a pour une fortune" rajoute-t-il l'air rêveur.
Je le stoppe dans son élan.
"C'est hors de question" dis je à tout hasard.....
Retour au salon. Je réveille l'autre fils, celui qui va me soutenir dans ma future décision.
"Réveille-toi: réunion de famille au salon".
Nous voilà réunis autour d'un café.
Chacun y va de son idée.
On pèse le pour et le contre de chacune de nos décisions dont je ne vous ferai pas part tant certaines ne sont pas rapportables....
Finalement, me voilà à la police nationale.
"Bonjour, je souhaite voir quelqu'un de la brigade des stups"
"Vous avez des faits à relater?"
"Euh....Oui"
La préposée prend le téléphone, murmure deux phrases et m'envoie dans un bureau au premier étage, au fond du couloir.
Deux jeunes monsieurs sont assis, chacun devant un bureau. Ils me proposent un siège.
"Bonjour! Alors qu'avez vous à nous raconter?"
"J'habite à tel endroit......et j'ai découvert une plantation de cannabis au fond de mon jardin. "
"Qu'appelez vous une plantation?"
"Eh bien cinq pieds plus hauts que moi, sur tuteurs, avec des petites attaches spéciales pour les tenir"
"Ah, ah, du vrai travail de jardinier..."
Est ce que j'hallucine où ils se foutent franchement de ma gueule?
"Nous allons venir voir."
"En fait je préfère ne pas être impliquée"
"Ok, nous ne vous avons jamais vue..."
"Nous détruirons les pieds"
"Ok"
"Vous voulez en garder un?"
"Non merci..."
"Bien merci de nous avoir informés"
"De rien"
Plus tard, dans l'après midi, ils sont venus en civil, en passant par les jardins.
Lorsque je suis passée voir sur les lieux, je ne pus que constater que les pieds avaient été proprement détérrés.
J'ai repris mon tel.
"Vous avez embarqué les pieds alors que vous m'aviez promis une destruction"
"Oui, c'est ce qu'on appelle une destruction administrative"
En regardant les hautes mauvaises herbes qui envahissent les abords de la maison, j'ai eu envie de leur demander de venir faire une destruction administrative de mon jardin...
Aujourd'hui je pense avec une certaine amertume que les brigadiers de la brigades des stups viennent de gagner de quoi améliorer grandement leurs gardes automnales....Pff, contre eux, on peut pas lutter.....

lundi 25 août 2008

Retour du Maroc

Mon plus grand lutteur contre le conformisme et l'immobilisme est revenu du Maroc où il a emmené sa belle deux mois. Je les ai trouvés beaux. sans doute parce que leur amour suintait par tous les pores de leur peau et les enveloppait d'une belle aura bleutée.


En évitant systématiquement les lieux les plus touristiques, il semblerait qu'ils aient découvert le Maroc authentique et traditionaliste. Ils reviennent enrichis d'une culture que Guillaume qualifie de plus éloignée de la notre que celle qu'il a découvert en Amérique du Sud. Difficile mais pas insurmontable pour eux de comprendre le rôle des femmes, des hommes, la place prédominante de la religion et dans l'innombrable quantité d'interdits posés dans la vie marocaine, reconnaître ceux qui sont indérogeables et les autres que l'on peut transgresser.


Comme en Amérique du Sud, ils ont dormi, mangé, vécu au rythme des habitants. Guillaume particulièrement doué pour les langues parle maintenant courament l'arabe pour exprimer les mots de tous les jours : formules de politesse, négociation dans les échoppes, questions sur le déroulement de la journée et quelques insultes ou formules de "Basta" indispensables si on ne veut pas être pris pour le touriste moyen. Ils ont constaté qu'une fois cet effort réalisé, les prix chutaient de 75%!


Toujours généreux ils sont revenus avec des cadeaux : une coupelle carrée peinte à la main de Fez pour moi, un beau cartable en cuir pour Cyril et Clara s'est vu remettre une petite boîte à trésor en "ambre marocain". Guillaume a profité des longues journées immobiles dans le désert pour améliorer sa technique de fabrication de bijoux, déjà acquise en Amérique du Sud et franchement, ses créations sont très belles!





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dimanche 24 août 2008

Bienvenue!

Bienvenue, heureux élus d'un précédent bloc-note!
Bienvenue aux nouveaux qui au gré des mots clés atteriront là et peut-être y reviendront...
Deux mois pour acoucher de la coloration de ce nouveau blog. J'espère qu'il ne vous décevra pas...
Me voilà donc en lutte.
Lutte contre la vie qui passe: atténuer les marques du temps, garder son enveloppe corporelle en bonne forme, un sacré boulot!
Lutte contre la tendance naturelle de l'homo sapiens lambda qui est de se plaindre de tout et de rien.
Lutte pour garder les yeux ouverts face à la beauté de la vie quoi s'offre à ceux qui savent la regarder
Lutte contre les idées noires et l'armada des découragements qui en découle.
Lutte contre l'autosatisfaction qui ne conduit qu'à l'immobilisme.
Lutte pour inventer de nouveaux projets alors même que la vie vient de nous voler tous ceux auxquels on croyait.
Le domaine de la lutte est immense!

samedi 23 août 2008

Petite comptine de démarrage....

Un, deux, trois, sur le web on va
quatre, cinq, six, écrire des bêtises
sept, huit, neuf, sur un blog tout neuf
dix, onze, douze, gare à la pochouse!