vendredi 10 octobre 2008

Les années fastes

Nous reprenons notre car pour refaire un petit tour dans Shanghaï, jumelée avec Marseille, by night.
Après avoir emprunté un des six tunnels qui passent sous la rivière Huangpu, affluent du Yangstéun Nous arrivons à Pudong, "zone économique spéciale" autorisée par le gouvernement chinois, suite à sa politique d'ouverture vers l'extérieur. L'équivalent d'un manhattan chinois, la zone financière et commerciale de la ville Nous sommes fascinés par la tour Jinmao, une tour toute de verre et de métal qui s'élève à 421 mètres et possède 88 étages (le 8 étant symbole de prospérité et d'argent pour les chinois) supplantée depuis peu par la perle de l’orient : la tour de télévision de la ville, haute de 460 mètres, qui figure parmi les plus hautes tours du monde, supplantée elle-même pas la toute récente tour du centre financier mondial de Chine (492 mètres, 101 étages), qui est aujourd’hui le plus haut édifice du monde et que nous avons eu le grand privilège de photographier « la tête dans les nuages »!

Lorsqu'ils font les choses, les chinois, ils les font bien, avec un esthetisme et une harmonie à vous couper le souffle!
























Centre financier mondial de Chine





Tour jinmao



Perle de l'orient et autres tours





tour de télévision derrière un hotel

Nous passons aussi devant les chantiers de préparation à l'exposition universelle qui aura lieu à Shanghaï en 2010. Je réalise la chance que nous avons de visiter ce pays à un moment de réussite. Il semble bien que l'organisation des jeux olympiques a insufflé ici une grande quantité de mesures et de réformes visant à accélérer positivement les relations avec le reste du monde. Notre guide est fier et cela se sent. Fier des médailles olympiques, fier du choix du lieu de la prochaine exposition universelle, fièr de cette toute nouvelle conquête de l'espace (nous avons assisté en direct à la sortie des astronautes chinois dans l'espace: un grand moment de liesse nationale!). Les chinois savaient que l'année 2008 à cause de ce dernier chiffre serait une année de grande prospérité économique.

Mais les astrologues, auxquels les chinois croient beaucoup, avaient prédit quatre catastrophes naturelles pour le pays. Après les inondations, le gros tremblement de terre du shishuan et le typhon récent de Hong kong, les chinois attendent avec appréhension la dernière de la série prévue.
J'ai du mal à quitter des yeux les architectures célestes. Pourtant je suis parisienne, pourtant j'ai vécu aux USA et des buildings j'en ai vu. New york, toronto, montréal. Mais là, non, c'est.....autre chose...du jamais vu. Je suis éberluée, séduite. Nous sommes dans un autre monde, en pleine science fiction....

3 commentaires:

Anonyme a dit…

2008 année de prospérité économique ?!! comment dire... euuuh... les chinois... nan ! rien !

HelLutte a dit…

Danielle Schweisguth
106
Revue de l’OFCE 101
Chine: prospérité sous le signe
du cochon doré
L’année lunaire du cochon doré a débuté le 18 février en Chine.
Configuration rare et de bon augure, elle serait synonyme de richesse et de
prospérité. Si l’on en croit l’horoscope chinois et l’optimisme qu’il suscite,
l’heure de l’atterrissage en douceur de l’économie chinoise n’a pas encore
sonné… La croissance du PIB chinois, révisée à la hausse par l’Institut statistique
national, donne le vertige : celle-ci aurait atteint 10,7 % en 2006 après
10,4 % en 2005. C’est la meilleure performance enregistrée depuis la crise
asiatique de 1997. Avec un PIB courant s’élevant à 2 688 milliards de dollars,
la Chine occupe désormais le quatrième rang des puissances mondiales, devant
la France et le Royaume-Uni. Avec un tel rythme de croissance elle rejoindrait
l’Allemagne dès l’an prochain et dépasserait le Japon en 2010, s’élevant au rang
de deuxième puissance économique derrière les États-Unis. Après avoir atteint
un pic au deuxième trimestre 2006 à 10,9 % en glissement annuel, la
progression du PIB est revenue à 10,7 % fin 2006. D’après les derniers indicateurs,
elle devrait rebondir à 10,9 % au premier trimestre 2007 avant de
retrouver des rythmes plus raisonnables de 9,5 % fin 2007 suite au ralentissement
du rythme de progression des investissements. Nous prévoyons une
croissance 10,1 % en moyenne annuelle en 2007 puis 9,5 % en 2008.
Une croissance qui masque des déséquilibres à la fois externes…
Ces performances exceptionnelles cachent des déséquilibres internes et
externes qui ne cessent de s’aggraver. L’excédent commercial chinois a plus
que quintuplé en deux ans (de 33 milliards de dollars en 2004 à 178 milliards
en 2006) et le dynamisme de son commerce extérieur place aujourd’hui la
Chine au rang de troisième exportateur mondial, talonnant l’Allemagne et les
États-Unis. Corollaire de cet afflux de liquidités, les réserves de changes de
l’empire du milieu ont dépassé en 2006 le seuil des 1 000 milliards de dollars,
soit le premier stock mondial devant le Japon. Ainsi les pressions internationales
pour une flexibilisation du régime de change devraient s’accentuer en
2007. Cependant, jusqu’à présent, l’appréciation du yuan n’a eu pour effet
qu’un accroissement des exportations en valeur et une moindre progression
du prix des produits importés, conduisant à une augmentation du solde

Anonyme a dit…

Il n'était pas question de nier le boum économique de la chine, mais de relever qu'en 2008, justement, il risque d'y avoir un petit coup de "moins bien" ! Faut écouter la radio lutteuse !