samedi 31 décembre 2011

LA sortie

Hier soir je suis sortie.
Des mois qu’un tel évènement ne s’était produit dans mon petit quotidien tranquille !
Pour forcer un peu le destin, je m’étais inscrite sur un site dont le nom évoque à lui tout seul l’ambitieux objectif puis que c’est :
« on va sortir »
Alors oui, j’avais décidé que « allez ! Je vais sortir »
C’est un site gratuit. On rentre un pseudo, une adresse mail, puis le reste est facultatif. On peut mettre une photo ou non, un billet du jour, une musique ….
Pendant des semaines, je me suis connectée et j’ai observé.
Qui proposait quoi ? Qui sortait avec qui ? Quels groupes s’étaient formés ?
Dans lequel, à priori j’aurai le plus d’affinité ? A mon âge, on ne veut pas se planter. Déjà que je ne sors pas beaucoup alors s’agirait pas que je me retrouve avec des gens qui me donnent de l’urticaire et malheureusement en ce moment il y en a un certain nombre….En premier sur la liste : les profs de math.
A éviter coûte que coûte !
Puis un jeudi soir je me suis décidée à m’inscrire à une sortie « chorale » sous chapiteau. J’ai tout de suite accroché avec la fille ( une ptite cinquantaine) qui m’avait réservée une place. J’ai passé une super soirée avec elle !
Du coup, hier soir, je m’étais inscrite à une soirée concert avec une quarantaine de membres, dont elle.
Le rendez vous était fixé à 21h30.
A 14h je me suis lavée la tête et j’ai essayé de me faire plein de boucles capillaires pour cacher mon double menton.
A 15h, je ressemblais à un épagneul égaré.
A 16h je suis allée faire des courses sous la pluie et je me suis transformée en mouton. Mes cheveux frisaient dans tous les sens et mon double menton redevenait visible.
A 18h, j’ai plongé dans ma penderie avec une lampe frontale et j’en ai extirpé ce qui me semblait mettable, sachant que les dernières fringues que j’ai acheté datent du printemps dernier !
J’ai posé un tas de « trucs » sur un tabouret devant un grand miroir et j’ai commencé une séance d’essayage. Pour l’occasion je m’étais douchée et arraché les poils. A mon grand désarroi ma balance électronique affichait le même nombre avant et après épilation, je ne comprends pas (voir billet précédent)…..
Pour me donner du courage avant les essais, je m’étais servie un grand verre de cet excellent « Beaune premier cru » que nous avions ouvert mes parents et moi-même pour Noêl. Ah ? Je ne vous avais pas dit que j’avais passé Noël avec mes parents ? Eh bien si, c’est une une parenthèse mais c’est vrai !
BREF.
Premier essai : un pantalon noir, une toile avec des reflets cuirs enfin un truc comme ça. Recto, ça passait mais lorsque je me suis contorsionnée pour regarder dans la glace ce que cela donnait côté verso, je me suis re-servie un bon verre de vin/médicament.
Fesses ENORMES et pire que tout….MOLLES !




Un désastre !
Plus qu’une solution : le Jean !
Ce type de pantalon, t’as un mal de chien à rentrer dedans mais une fois que, couchée par terre, te tortillant comme un ver, tu réussis à fermer la braguette, t’es tranquille, plus rien ne bouge !
Bien sûr faut prévoir de l’enfiler une heure ou deux avant le début de ta soirée pour qu’il se « détende » un peu sur toi et que tu aies l’air de respirer normalement…..
Au dessus de la taille cela se complique !
J’avais déjà rentré sous la ceinture de Jean tous les bourrelets que j’avais pu mais il faut bien avouer qu’il en restait. Trois règles alors à appliquer :
1) Opter pour le noir
2) Pas moulant
3) Ne plus relâcher une seconde les abdos ! et tiens le périnée pendant que t‘y es !

Ensuite j’ai opté pour un ptit blouson de cuir sexy !

Je me suis maquillée deux heures avant histoire que ça s’estompe un peu avant d’arriver, genre jsuis maquillée mais façon « naturelle »

J’me suis re-servie un troisième verre d’une autre bouteille parce que j’avais sifflé le reste de Beaune premier cru.

Puis je suis montée dans ma voiture, côté conducteur parce j’ai personne à la maison pour ^prendre le volant à ma place ou me prendre les clefs parce que j’avais déjà trop bu, et je me suis rendue au concert de blues.

Le pub était plein. J’ai reconnu les têtes de ceux qui mettent leur photo et j’ai situé donc l’énorme groupe de « ceux qui veulent sortir » agglutinés ensemble. La seule que je connaissais n’était pas là. Je suis allée me chercher un verre de bière histoire de me donner une contenance puis j’ai observé.
Effectivement tous ces gens mettaient une apparente bonne volonté à vouloir s’amuser. Il y avait « les membres d’or », (reconnaissables à un gugusse en or en face de leur pseudo sur le site parce qu’ils sortent deux fois par semaine) qui connaissent tout le monde et se promènent au milieu des gens comme des poissons dans l’eau. Les femmes « fleurs de tapisserie » qui ne quitteront pas leur chaise de toute la soirée (remarque c’est pratique, j’ai pu leur confier mon blouson et mon sac à main), qui matent tous les spécimens de la gente masculine en se gloussant des messes basses lorsque l’un d’entre eux montre de l’intérêt. Tu sens qu’il y en a un ptit paquet de plus désespérés que moi finalement, genre « la traversée du désert affectueusement parlant depuis des siècles » et tu te sens légèrement mieux et tu reprends une bière.

Au milieu de tous ces gens à priori célibataires tu as LE couple qui s'est connu par ovs et qui fait exprès de continuer à sortir avec tous les autres pour afficher leur bonheur. Vas y que je te bizouille par ci, je te lache jamais la main, que je te danse colles...Autour, la salive des autres fait des taches sur le parquet du pub, ça fait désordre!

Tous les nouveaux qui sont arrivés après moi, m’ont embrassée pour me saluer et m’ont donné leur prénom et leur pseudo. Pour ceux qui, comme moi, ont un début d’Alzheimer, c’est super, parce que cela fait travailler la mémoire à fond !

Puis ceux qui m’ont dit bonjour au début m’ont parlé, présenté d’autres personnes et ce fut un grand moment de rires et de convivialité. Le groupe de blues était génial.

J’ai dansé.

Personne ne m’a payé d’autres bières parce que c’est la crise, ce genre de trucs ne se fait plus. Côté cigarette, tu sens que les gens se sont vachement calmé aussi !
Mais bon, ce n’est pas grave, je me les suis payées toute seule comme une grande.
Côté « capacité à séduire » j’ai été tout à fait rassurée. Surtout lorsque le mignon trentenaire m’a clairement montré que je lui plaisais. J’ai vu après sur sa fiche du site qu’il avait 37 ans, soit 10 ans de moins que moi et je me suis couchée, au petit matin, le sourire aux lèvres.
Oui, je n’ai pas rencontré de petiots bonhommes bleus qui aiment tant les fêtes qu’ils vous font souffler dans un ballon pour un oui ou un non…..
Heureusement, j’aurais été bonne pour la cellule de dégrisement !

vendredi 30 décembre 2011

Le poids du poil

Un mois que je ne me suis pas épilée!

J'ai pris 5kg!

Alors forcément, je me pose la question......

Combien pèse un poil?

Ce qui devait être prononcé l'a été

Ca y est, c'est fait.
On a eu le droit à une séance exceptionnelle rajoutée avant les fêtes de fin d'années (faut dire que cela nous arrangeait bien parce que les frais de notaires liés à ce genre d'évènement double au 1er janvier 2012)
Nous sommes passés devant monsieur le juge qui a prononcé notre divorce.

Lorsque ce jeune magistrat m'a demandé si je consentais à ce qu'il prononce le divorce je me suis retenu de dire "oui" avec trop de force. j'ai essayé la neutralité sans avoir l'impression de trop y arriver....

Lorsqu'il m'a demandé je ne sais plus quoi, j'ai du lui répondre qu'il s'agissait du divorce d'un troisième mariage, il a relevé la tête et m'a regardée quelques secondes en silence....
Que se demandait il?
Ce que les hommes avaient bien pu me trouver?
Quelle tête avait une spécialiste des coeurs brisés?
Est ce que j'étais folle pour y avoir cru autant de fois?

En même temps j'ai fait des recherches....Elisabeth Taylor me bat ! Elle s'est mariée 8 fois et Jeanne Moreau a une moyenne de deux ans de mariages avec ses maris....

Moi c'est vrai qu'avec un an de mariage, on peut dire que je rivalise avec les stars. Mais sinead o 'connor me bat avec 16 jours de mariage seulement, je lui tire mon chapeau au passage!

Que dire de plus?

Rien parce que j'ai beau essayer de poser de l'humour là-dessus, c'est GLAUQUE!

samedi 24 décembre 2011

JOYEUX NOEL

vendredi 23 décembre 2011

Quelle journée

il arrive qu'on se réveille le matin avec l'idée de passer une petite journée bien cool....

C'est ce qui m'est arrivée, hier.

Histoire de commencer dans la zénitude, je décide de m'appliquer sur le visage un masque hydratant. Je laisse reposer 10 minutes allongée, laissant aller et venir les pensées....Puis je prends ma douche et j'en profite pour enlever le surplus du masque.
Ensuite, ( je ne vous épargnerai aucun détail), je me regarde comme tous les matins dans le grand miroir de la salle de bain histoire qu'il me confirme que je suis encore potable sur le marché des femmes/mères/mamita.....
Horreur!!!!!
Je suis rouge brique!
Alors le cerveau en ébullition malgré mon grand âge, j'envisage deux possibilités :
Soit c'est une bouffée de chaleur démoniaque due à une ménopause soudaine à cause de mon nouvel état de future grand- mère.....
Soit c'est une allergie à ce @-hgjhggf de masque!
Je lis donc la notice du produit que j'ai de façon inconsidérée laissé reposer sur mon visage qui m'apprend qu'il contient un produit activateur de la circulation sanguine pour un effet" bonne mine"!
J'ai envie de dire : "en effet ma mine est bonne!"
C'est juste que je ne peux plus sortir avec une telle "bonne mine"!
Pour me détendre je décide donc d'essayer de réparer ma scrognegne de voiture dont je consacrerai surement un jour un article tant elle le mérite par les emmerdements continuels qu'elle m'occasionne!
Puis tiens je décide de la nettoyer un peu interieur/extérieur.
ma fille et une de ses copines jouent à dresser les chiens à mes côtés.
Soudain, on entend des cris déchirants, puis des cris de violence, des voix qui montent de plus en plus du côté de chez les voisins. Je m'approche de mon portail (qui est electrique mais dont la télécommande fixe est côté cuisine et les manuelles quelque part dans le fatras que j'ai extirpé de ma voiture pour la nettoyer) et je vois un homme, la main en sang qui porte une petite metisse d'environ un an qui hurle à faire trembler les murs!
"Qu'est ce qui se passe?" lui demande-je.
"Elle m'a mordu, parce que je lui ai pris la petite"
"C'est votre fille?"
"Oui, c'est compliqué"
En effet! d'autant plus que pour tenir un échange audible par dessus les cris de la petite, ce n'était pas simple.
"est ce que je peux faire quelque chose pour vous?" demande-je.
"Oui, appelez la police!"
et il se sauve.
je vais pour chercher mon téléphone lorsque je vois les filles rentrer toutes blanches, suivies de près par une femme hystérique toute noire devant moi toute rouge! (je ne sais pas si vous me suivez!)
"Mon mari, rendez-moi mon mari! Je sais qu'il est ici avec ma fille, ma fiiiiilllllleee!"
Allons bon comme si j'avais pas assez de soucis pour piquer les maris des autres maintenant!
Et elle me pousse pour rentrer chez moi!
J'ai le temps de remarquer qu'elle a forcé mon portail electrique.
Je me dresse en face d'elle.
"Il n'est pas ici. Maintenant si vous voulez rentrer et fouiller partout ok"
Elle me regarde, me jauge devrai-je dire.
"D'accord, je vous crois. Vous me dites qu'il est pas ici, je vous crois." (ouf)
Après s'est ensuivi une série de phrases décousues, entrecoupées de "je vais mourir, ils vont me tuer". Elle se roulait au sol puis se relevait, hurlait et ainsi de suite. La grande scène dont sont capables les africaines!
j'ai quand même réussi à appeler la police.
Cette dernière a mis 1h pour arriver.
1h où trois voisins dont moi avons essayer de maintenir un semblant de normalité dans le quartier et surtout que le couple ne se tue pas tout de suite....

Pour la journée bien cool : c'était définitivement mort!

jeudi 22 décembre 2011

Sophie



Sophie est une de mes cousines (je suis l'aînée d'un joli petit lot de cousines...)
Aujourd'hui elle a 45 ans!

Dans ma tête non.

Ma cousine n'a pas grandi, pas plus que moi. ce sera toujours ma cousine enfant, ma copine de jeux, celle avec qui je jouais aux princesses dans un chateau. On mettait les habits de nos mamans (enfin surtout de la sienne qui avait de plus beauxx habits que la mienne), on se coiffait, se faisait les ongles, on se maquillait, parfumait, puis on harnachait nos pur sang imaginaire et on partait caracoler à travers champs en inventant plein d'épreuves et plein de princes charmants sauveurs.....Si l'on en croit les photos rien n'a changé ;-)
Ma cousine Sophie c'était la plus gentille dans ce monde de brutes que nous formions les unes et les autres, moi la pire de toutes! Tout ou presque lui faisait venir des larmes ou la faisait rire aux éclats : elle n'était qu'une barrique émotionnelle à elle toute seule malgré sa silhouette filiforme (qu'elle a toujours, elle!).
Elle n'aimait pas ses cheveux qu'évidemment toutes on lui enviait! Les boucles qu'on met des heures à façonner au fer à boucler, histoire que ces fausses belles anglaises nous transforment en mariées, elle les a au réveil, décoiffée, tu parles d'une chance!


Rajoutez à cela un port de tête altier, un front princier et des grands yeux bleus clairs lui mangeaient et lui dévorent encore le visage, tellement clairs qu'ils en sont presque transparents mais ce n'est pas tout! Elle se paye le luxe d'une bouche charnelle, aux lèvres pleines qui lui traversent le visage de part en part, nous faisant tomber à la renverse d'envie quand elle sourit. Oui Julia Roberts peut aller se cacher, ma cousine fait mieux!



Ma cousine hyper sensible a eu une série d'épreuves dans sa vie. De nombreux amis ou enfants d'amies partis dans un au-delà inaccessibles et d'autres épreuves encore plus personnelles. Elle aide le mieux qu'elle peut les uns et les autres (et s'aide aussi tant qu'elle peut ) avec l' humilité et la discrétion qui la caractérisent.......
Ma cousine je l'adore. Juste derrière moi, qui essuie une larme l'émotive cousine Christine que j'adore aussi!


Excusez maintenant ce petit message personnel qui va suivre(les autres, vous avez qu'à pas le lire ok?) :

Tu ne vieillis pas ma belle. Rien à foutre des années qu'on prend au coin de la tronche, ok? Prends un peu de ma dureté émotionnelle et sèche les larmes qui coulent de tes beaux yeux bleus clairs!


mercredi 21 décembre 2011

Les évènements s'enchaînent

"M'man, demain soir tu pourras m'emmener à S------- vers 21h ? J'ai une soirée."


Baddddddaaaaaabbbbboummmmmmm (c'est le bruit que fait mon esprit en tombant du monde des bisounours qui comme tout le monde le sait est très haut dans les nuages dans lequel il s'était perché depuis vendredi dernier) Bienvenue dans le retour à la réalité de l'ici et maintenant.

"Une soirée??????????"

Je suis obligée de ré-ouvrir une parenthèse ici afin d'expliquer les très nombreux points d'interrogation car non, ce n'est pas la touche de coincée sur un clavier défaillant.

Mon troisième fils a 17 ans. Mais même si ce que je vais écrire maintenant vous paraît impossible, je vais quand même l'écrire : IL N A JAMAIS FAIT DE SOIREE AVEC DES AMIS.
Même le faire participer à une soirée "familiale" relevait de l'exploit.
Ce n'est pas qu'il a un handicap particulier ou quoi, pas non plus qu'il n'a pas d'amis. C'est juste qu'il refusait systématiquement les sorties que ses potes pouvaient lui proposer, plus ermite que lui à cet âge, difficile de trouver!

J'essaie de basculer en mode maman pas surprise mais qui doit quand même poser un cadre sur tout projet d'enfant.....

"Tu ne fais pas les choses dans le bon ordre mon chéri. Je te rappelle que tu n'es pas majeur (argument mesquin dont je ne suis pas fière, je vous l'accorde). D'abord tu me parles de cette soirée puis tu me demandes la permission d'y aller et dans le cas d'une réponse maternelle affirmative tu peux enchaîner avec la question du transport."

"C'est pour fêter les vacances de Noël, c'est un pote de ma terminale qui organise ça dans une salle des fêtes......Déjà mon esprit n'entend pas la suite, tant il fait un blocage sur ces trois petits mots "salle des fêtes" il vagabonde et "voit" mon fiston saoul, la chemise déchirée, se faisant agresser par une bande de casseurs spécialistes des fêtes de village .....

"Dans un camping. "
"Quoi?"
"La salle des fêtes est dans un camping."
"Il y a une piscine dans ce camping?"
"Je ne sais pas moi! Un étang je crois...."

Encore mieux. J'imagine maintenant mon fils tabassé essayant tant bien que mal de sortir pour vidanger sa vessie gonflée d'alcool et trébucher dans l'eau glacée et noire de l'étang sans que personne ne s'en aperçoive.

J'en étais à l'annonce de la mort de mon fils noyé à moitié mangé par les poissons quand une voix m'a tiré de mes cauchemars.

"Alors?"
"Alors quoi?"
"C'est bon? Tu peux m'emmener?"
"Il a pas trouvé plus paumé et plus dangereux ton pote organisateur t'es sur? Un étang dans un camping au fin fond d'un village perdu bourguignon, il aurait pu mieux faire quand même!"

"Il faut que je réfléchisse."
""A quoi?"
"Ben je ne sais pas.... si je suis d'accord par exemple!"
"Non mais ça, c'est pas une question, j'y vais, j'ai déjà payé"
sic
"parce que c'est payant en plus ce coupe-gorge?"
"Donc je te demande juste si tu peux m'emmener. t'auras pas besoin de venir me chercher dans la nuit parce que je dors sur place"

Ca y est il découche en prime. Ce pourrait-il qu'il réalise l'exploit d'accumuler sa première soirée avec sa première cuite, son premier rapport sexuel ?(et peut être sa première et dernière noyade...) Mode mère en panique.

Téléphoner à son père?
Non il se foutrait de moi et me dirait "eh c'est génial, ça y est enfin le fiston se décide à sortir et peut-être avoir une copine en prime!"

Son frère plus grand en France?
Non il l'inciterait à se "cuiter" et se "pécho" une fille!

Au secours!

"Tu peux me couper les cheveux? Mais ne me rate pas sinon je ne pourrai pas aller à ma soirée"

hihihi, rire interieur sardonique.
"ok "

Mais je vous rassure, je n'ai pas eu cette bassesse.

Le "fiston" devenu grand est allé à cette soirée, vêtu de ses plus beaux atours et délicieusement parfumé.

Contre toute attente, j'ai bien dormi.

Il m'a téléphoné à 7h du mat pour que je vienne le chercher.

Il n'avait pas la chemise déchirée.
Il n'empestait pas le tabac, ni l'alcool.
Il ne roulait pas de langoureuses pelles à une donzelle
et ne sentait pas non plus l'étang.

lundi 19 décembre 2011

Une nouvelle

Vendredi, ma vie a basculé.

Par le passé j'ai pu déjà employer ces mots-là. Parfois la "vie" bascule dans le sens négatif du terme. Elle nous entraîne dans un gouffre sans fond et instantanément on SAIT qu'il y aura un avant et un après que l'on ne sera jamais plus comme avant, que l'on ne considèrera irrémédiablement plus les choses de la même façon, un basculement vers les Abymes.

Aujourd'hui c'est un basculement dans un sens positif, une envolée vers l'avant, un coup de balancelle qui nous propulse dans les nuages. Mais le résultat est le même. On SAIT qu'il y aura un avant et un après, que l'on ne sera jamais plus comme avant, que l'on ne considèrera irrémédiablement plus les choses de la même façon.

Mon fils aîné m'a annoncé que j'allais être mamita (grand mère en Argentin)

Avant même de me demander s'il était heureux de cette nouvelle j'ai égoïstement laissé exulter ma propre joie! Un enfant de mon enfant!!!!

La continuité de la vie!

Quoi qu'il arrivera à cet enfant là, une petite once de lui vivra au rythme d'un petit coeur quelque part.....

C'est drôle les idées qui nous viennent parfois dans ces moments-là.

J'ai remarqué qu'à chaque fois que je l'ai annoncé j'ai dit : G va être papa! Ce à quoi, mon cher cousin m'a dit "tu veux dire que tu vas être mamie". Eh bien oui c'est vrai mais l'annonce de l'état de père de mon fils passait avant celle de mon statut tout neuf de grand mère. Trouvais je plus exceptionnel qu'il soit père que je soie grand mère? Oui surement. Grand mère je ne m'imaginais pas ne pas l'être! Et le plus tôt me semblait le mieux.

Maintenant que la surprise que mon fils devienne père est passée en effet, je réfléchis à ce que mon nouveau statut peut changer dans ma vie.

1) Putain c'est vrai que cela fiche un coup de vieux.....J'en ai une crise de rhumatisme ;-)

2) Si par hasard un jour je fais la connaissance d'un homme avec qui je peux avoir une ouverture, c'est le genre de statut qu'il ne faudra peut-être pas se précipiter d'annoncer :-)

3) Qu'est ce qui vaut le coup de moi ou mon savoir-faire de transmettre à un petit enfant??????

4) Compte tenu que parmi toutes mes amies, je suis la seule grand mère de service, comment vais je faire pour ne pas les saouler tout le temps avec ça????????

5) Une grand mère en mini-jupe, est ce que c'est jouable?

6) Comment être femme, maman et grand mère? (Ne surtout pas ne plus être QUE grand mère!) est ce que cela ne commence pas à faire beaucoup pour un seul être humain?

En tout cas, avant on disait
c'est une nouvelle que j'aimerai dire "au monde entier"
eh bien aujourd'hui, grâce à internet c'est possible et qu'importe si 99,999% des gens s'en moquent éperdument!

vendredi 16 décembre 2011

Pour ceux qui y croient....

Je vous transmets ce tuyau parce que pour moi, ça a marché.

A la télé, j'ai regardé une émission dans laquelle un docteur affirmait que pour obtenir la paix intérieure, nous devions toujours finir ce que nous avions commencé et qu'à cette condition nous bénéficierions de calme dans nos existences.
J'ai regardé autour de moi, j'ai fait le tour de la maison pour trouver les choses que j'avais commencé sans les terminer et j'ai fini une bouteille de rosé de Provence, une bouteille de Château neuf du pape, une vouteille de bodka, un buteil de rom, le rest d lexomil, 1 bpoit de chocccla.

Wou nimagginne pa com jem sens achemen mieu mintnan

Biz

jeudi 15 décembre 2011

Ras les pâquerettes Hélianthine

Dans ma fin de vie actuelle (je dis cela pas parce que j'ai l'intention de passer prochainement l'arme à gauche mais parce que je sens que j'aborde un nouveau cycle...), je rencontre des gens qui ont un corps qui partage le même espace géographique que le mien mais dont l'esprit vole à des années lumières du mien!

Si, si, je vous jure!

Alors soit c'est mon esprit qui pèse trois tonnes et ne décolle pas de quelques milimètres au dessus de ce sol désespérément rationel et cartésien, soit ce sont eux qui ont oublié de croire un minimum aux forces de l'apesanteur!

Samedi dernier par exemple, j'ai rencontré une dame qui était triste parce que si je reprends ses termes : "elle a perdu un être cher"
Prudente, je ne pose pas de question et je bascule en mode "écoute attentive" (un truc que je sais que je fais très bien!). Elle se lance dans une comparaison entre la mort de cet "être cher" là et celle de son père quelques années auparavant en constatant que la douleur est plus forte aujourd'hui...Au bout de longues tergiversions, je n'en peux plus, ma curiosité l'emporte comme un tsuanmi et je lui pose la question fatidique: "excusez moi mais puis je vous demander qui est pour vous cet être cher que vous avez perdu?"
Ce à quoi elle me répond dans un souffle la voix tremblante:.... mon chat.




L'espace que je laisse volontairement a pour but de vous montrer ma surprise!

Puis je rebascule en mode écoute, maugréant intérieurement contre ma curiosité qui n'avait qu'à bien se tenir.
J'apprends que ce chat était un être de lumière (qui miaulait de façon à sortir le son "maman") avec qui cette dame entretenait une relation fusionnelle et magique. Mais je ne peux pas raconter la suite parce que ma capacité d'écoute dont j'étais si fière quelques lignes au dessus, s'était fait la malle et quelque chose à l'intérieur de mon cerveau s'était dressé devant mes oreilles internes empêchant les mots de cette dame d'atteindre la zone auditive et surtout l'interprétation des sons....Par protection, sans doute.....

Aujourd'hui un couple m'a reçue pour m'expliquer que l'eau du robinet ou l'eau en bouteille était une eau "morte" et que pour la rendre vivante, il fallait acheter un aimant "spécial" 13€ capable de modifier l'agglutination des molécules d'eau ou un sachet d'une pierre volcaniqe particulière broyée, que l'on peut trouver sur internet et qui rend à l'eau toutes ses vertus de vie. J'ai eu droit à une dégustation des différentes eaux, "traitées" ou non et j'espère juste que je n'aurai pas une bonne gastro enterite demain!

Ah là là.....Mon esprit a encore un long chemin à parcourir, devra supporter encore de nombreuses réincarnations avant de flirter avec les voies aujourd'hui impénétrables du nirvana!

Durée de vie

Quand j'étais prof, dans une autre vie, je faisais découvrir aux élèves de sixième que l'homme, depuis la nuit des temps, avait toujours cherché à classer et à identifier les choses...Sur cette planète aujourd'hui, on découvre qu'il y a des éléments vivants et des éléments non vivants.

Aujourd'hui, je découvre que même les éléments non vivants ont une durée de vie. Je ne parle pas de mon compte en banque....Ca je sais depuis longtemps qu'il a une durée de vie plutôt courte même si jusqu'à maintenant la résurrection se manifeste à chaque début de mois! (croisons les doigts)

Non mais je vais continuer de vous embêter avec des trucs supers materiels alors si vous êtes plutôt dans les hautes sphères spirituelles, je vous invite à passer directement au prochain billet.

Vous êtes encore là? ok.

Le plombier qui a pris une carte d' abonnement à la maison est revenu hier pour changer un robinet qui s'est mis à fuir du jour au lendemain. Je me demande si à chaque fois qu'il vient, il ne dérègle pas discrètement un nouveau truc pour êre sur de revenir...Peut-être que mon plombier m'aime en cachette....Il est pas mal en plus! Bon, mais je m'égare!
Pendant qu'il changeait ce robinet, je lui demande comme ça en passant si c'est normal que le goutte à goutte de mon ballon d'eau chaude se soit transformé en un filet continu de débit plus que modeste.
Ah non, qu'il me répond le monsieur ce n'est pas normal du tout! Le malheur des uns faisant parfois le bonheur des autres, voilà mon plombier préféré en train de changer mon goutte à goutte, transformé en rivière. Au cours de la discussion j'apprends ainsi que ma maison a 25 ans et que bien sûr beaucoup de ses composants arrivent en "fin de vie" (eh oui, pour un robinet, 25 ans ne représente pas le bel âge, mais un âge canonique car tout est relatif sur cette terre!)
Alors si tous les composants de ma maison se mettent à expirer en même temps que mon compte en banque, comment vais je faire?
Si quelqu'un a une idée.....

mardi 13 décembre 2011

10

13/12/11

La date aujourd'hui était un jour de décompte....13, 12, 11......

Alors moi j'écris 10 et il me parait avoir accompli une chose importante!

On peut se satisfaire de peu lorsqu'on y pense!

dimanche 11 décembre 2011

Alexandrins du soir

Charger de la lourdeur du passé ses veines
y laisser s'épendre en un doux flot sa peine
Ne pas risquer figer son âme obsidienne

La nuit tombe à jamais sur des êtres aimés
L'aube sur d'autres sans cesse renouvelée
c'est de la vie l'éternelle incongruité

mardi 6 décembre 2011

visite

Sonnée,

Odeur de désinfectant plus celle "d'autre chose" incrustée dans ma peau maintenant,

Envie de vomir.

Elle,

Bras pliés, doigts pliés serrés, recroquevillée

Tuyau dans la gorge,

Calée sur un fauteuil

Respiration calme puis agitée,

grimaces,

Clignements de paupières,

Puis visage apaisé.

C'est elle,

Non ce n'est pas elle,

3/4 d'heure déjà qu'on est là?

Pas vu le temps passer

plus de notion de temps.

ici le temps s'est arrêté.

Elle est "étrange", cette chambre est étrange, l'air des infirmières est étrange, l'odeur est étrange, ma voix est étrange, les mots que je prononce le sont aussi......

Il va falloir composer avec cette étrangeté là.....

lundi 5 décembre 2011

DEMAIN

Demain, je vais aller voir Céline.

J'y vais avec ma courageuse amie Cat.

J'appréhende!

La voir comme ça assise, sanglée sur un fauteuil, en train de baver, la trachéotomie visible, les yeux fermés ou ouverts mais vides de vie, de conscience....Tout cela va me renvoyer à un autre souvenir...Une autre visite d'il y a presque 20 ans...

Ma grand mère maternelle dont j'étais très proche est tombée dans le comas une nuit, à cause d'un caillot mal placé dans son cerveau. La famille, enfin ses 4 enfants, se sont relayés auprès d'elle pendant des années, sans espoir d'un retour vers une vraie conscience car le caillot avait irrémédiablement détruit la zone de la volonté et donc aucun mouvement volontaire n'était possible.

Je n'y suis allée qu'une fois. Y retourner aurait été au dessus de mes forces. J'avais cru que j'aurai pu lui parler, simplement être là mais ce n'était tellement pas ma grand mère que je me suis enfuie en courant....

Demain je dois essayer de lui parler. J'ai envie de lui dire quelque chose. Mais je ne suis pas sure d'y arriver!

Cat me propose de nous occuper de son relooking. Lui passer une lotion sur le visage, de la crème, la coiffer....Son énergie et son courage m'époustoufle. Moi je crois que je vais juste rester .....PETRIFIEE......

Mais cat a raison. Elle va avoir de la visite maintenant qu'elle n'est plus en réa. C'est important de faire ce que l'on aimerait que l'on nous fasse dans la même situation.....Mon Dieu la vie est tellement remplie d'épreuves!

A demain

samedi 26 novembre 2011

trois voeux?


Voici mon génie!

dimanche 20 novembre 2011

Ca y est!

J’ai choisi scientifiquement, c'est-à-dire que j’ai suivi une certaine logique, procédant par tâtonnement et éliminations successives pour ne conserver que les meilleurs sujets. J’ai posé les questions nécessaires pour connaître la famille, enfin avoir une petite idée des origines parce que même si l’on considère que la vie est une loterie et qu’une série de mutations inattendues peuvent mettre à bas des siècles de lignées familiales sans histoire, (surtout par les temps qui courent!) il n’en reste pas moins que la génétique est une donnée à intégrer….

Je me suis inscrite sur des sites, j’ai organisé des rencontres. J’ai été souvent déçue. Petit à petit il a fallu que j’élargisse ma recherche, que j’envisage de chercher la perfection de plus en plus loin, géographiquement parlant. Bien sûr, j'ai du alors me contenter de photos et croire sur paroles ce qu’on pouvait me raconter comme boniment.

Mais je ne me suis pas découragée, persuadée qu’un jour forcément j’allais tomber sur le bon, il n’y a pas de raison, si tout le monde trouve pourquoi pas moi ?

Oui c’est vrai, je suis exigeante et plus je vieillis plus je le suis. A mon âge si on ne sait pas ce qu'on veut et surtout ce qu'on ne veut pas c'est qu'on a pas vécu normalement, non?

Il fallait qu'il s'entende avec toute la famille, supporte les autres animaux, indépendant mais pas trop, beau, intelligent, fidèle, et c'était un minimum, quoi!

Il n’y a aucune raison pour que les choses viennent à moi toute seule, n’est-ce pas ? Le bonheur il faut le dénicher puis aller l’apprivoiser et le ramener à soi enfin c’est ce que je crois, il faut bien croire en quelque chose !

Dans ma tête, je l’avais appelé Gandalf, tout un symbole que d’espérer ce mage venu sur la terre du milieu pour lutter contre le mal (voir le seigneur des anneaux).

Mais finalement celui que j’ai trouvé (à 4H40 de route si j'en crois mappy) s’appelle Génie. Vous noterez que l’on reste dans le domaine de la magie surtout lorsque vous saurez que ce génie vient du cèdre enchanté !

C’est un adorable berger des shetlands tricolore qui accompagnera mes jours (et mes nuits), génial hein ?


ps avouez que l'espace d'un instant vous avez cru autre chose n'est ce pas? hi hi hi

mercredi 16 novembre 2011

Marsupilami

J'ai fait un gros nœud avec ma longue queue jaune et noire, je l'ai lancée en l'air et lorsqu'elle est retombée, elle s'est ancrée dans le sol et m'a propulsée en avant.
Je suis le marsupilami féminin.
Je rebondis!

Me voilà donc de nouveau dans l'action et l'esprit positif. Je monte des projets dans ma petite tête d'animal bondissant et c'est bon.

Hélianthine c'est un surnom de couleur parce que le gris ne reste jamais ma teinte prolongée!

Ouf quand même hein?

lundi 14 novembre 2011

Ce qui est remis en question

En ce moment la crise en question est une bonne vieille crise existentielle du genre c'est quoi la vie, l'existence tout ça....

1) Bertrand et moi avons signé notre requête "conjointe" (ce mot me fait sourire) de divorce. Ce qui me fait mal n'est pas notre séparation (salvatrice pour des tas de raisons) mais le fait que cet échec met à bas mon espoir de revivre avec un homme, de reconstruire une vie commune vivable. Cela me fait travailler l'idée de la solitude jusqu'à ce que mort s'ensuive, ce qui était inenvisageable pour moi jusqu'alors.
Mon crédo : "plutôt vivre mal accompagnée que seule n' a plus de sens"....Maintenant je sais par expérience que en effet selon le dicton populaire parce que plein de bon sens, mieux vivre seule que mal accompagnée, ça c'est fait!

2) Vivre c'est quoi? Mon amie vit-elle? Tant qu'il y a de la vie il y a de l'espoir, mais l'espoir de quoi dans un comas qui dure?

3) J'ai depuis toujours une foi indéfectible en la vie et ses surprises. Mais là je ressens une lassitude sans commune mesure avec ce que j'ai éprouvé jusqu'alors. Avec mon premier divorce, j'avais l'espoir de construire ma vie plus en adéquation avec celle dont j'avais rêvé, c'était une séparation chargée d'espoir de vivre autre chose. Avec la mort de mon homme, mon mari pour la vie, j'étais dans la douleur, physique et mentale, la colère me maintenait debout. j'avais l'espoir de venir à bout de toute cette colère! Mais là je n'ai plus d'espoir. Rien n'aura la saveur de ce que j'ai connu. Rien ne vaut la peine d'espérer.

4) les amis qui ont toujours eu une place prépondérante dans ma vie, qui m'ont portée, dont j'ai sucé l'energie, la force quand j'en avais le plus besoin, que j'ai appelé au secours plus d'une fois ont toujours été là. Alors pourquoi l'envie de les appeler m'a quittée?
Elles sont là pourtant, les fidèles. Celles que j'ai laissé continuer le chemin avec moi: Christine B, Christine Z et cousine Christine c'est un prénom qui était prédestiné à celles qui devaient devenir (et surtout rester) mes accompagnatrices de vie, Cathy qui partage ma tristesse de savoir Céline "ailleurs" (des C, encore des c...). La famille essaie de marcher sur des oeufs, pour venir à moi, malgré mes emportements, l'Amie distante géographiquement et de lassitude surement ne peut plus me suivre dans ces marais là et je ne lui en veux pas.
Puis les amis qui étaient avant (et sont toujours d'ailleurs) les amis de l'homme disparu et dont la plupart sont devenus mes amis, ne sont jamais bien loin, comme d'hab, discrêts mais vigilants.....Désolée tous, désolée. Merci de le comprendre encore!

5) Les enfants? Ils font leur vie non? Ce que j'ai toujours rêvé qu'ils fassent! Je ne suis pas encore assez sénile pour leur demander de me prendre en charge, Dieu merci!

Oui anonyme, tu as raison, j'ai pris le package.
Sinon? ça va, et vous?

vendredi 11 novembre 2011

petites pensées noires en vrac

Suite aux inondations du var, je vais arrêter de parler de mes petites fuites. De toute façon c'est une affaire qui s'est résolue grace à la générosité du service technique de la Saur qui m'a offert la pièce necessaire (à moins que cela n'ait un rapport avec le fait que le responsable technique soit un homme mur et que je suis une femme dans une voiture bleue flashie, sachant se mettre en jupe à chaque fois qu'elle a besoin de quelque chose...Allez savoir!)

Mon amie ne se réveille pas. Ils ont pourtant arrêté de lui injecter les poisons qui la maintenaient dans le coma artificiel. Elle devrait donc ouvrir les yeux.
Mais elle les garde fermés.
Je n'y crois plus.
Peut-être qu'elle est bien, flirtant avec les esprits de l'au delà et qu'elle sait ce qui l'attend si elle revient (risque de séquelles ) ce qui fait qu'elle reste où elle est.... entre deux je ne sais quoi....

Moi je vais tout doux tout doux. Je courbe l'échine, je me fais petite. Je réduis ma vie sociale. Je ne souhaite pas me mettre en danger en m'exposant. Traverser une période de crise intérieure pour moi a toujours signifié un certain isolement.
"Tu n'envisages pas de te faire accompagner?" me demande mon cousin coach.
"Si, si je vais prendre un chien!"

Un chien de berger. De cette race de ceux qui rassemble les troupeaux, qui comprend son maître d'un seul coup d'oeil. Un chiot à dresser pour m'occuper physiquement et psychologiquement.
Les chiens seront mes derniers compagnons dans le quotidien, parce que je ne veux plus partager ma vie avec un homme, plus question, non.

jeudi 3 novembre 2011

Loi des séries

Avez vous remarqué?
L'emmerd n'existe pas! On dit : "les emmerds"
Parce qu'ils arrivent toujours en paquet, c'est comme ça, c'est la loi des séries!
J'en étais donc à mes ptits soucis de fuite d'eau après compteurs...
Hier je suis allée voir une dame charmante à l'accueil de cette belle entreprise qu'est la SAUR. Elle m'écoute, patiente et fait le nécessaire pour faire venir un technicien. Parce que mon plombier m'avait dit que c'était la Saur qui avait le raccord nécessaire lié au compteur et que lui, ne trouverait pas cette pièce.
Puis au moment où je quittais ce bureau chaleureux et que je pénétrais dans ma voiture humide (oui parce que j'ai une fenêtre électrique qui ne se remonte plus grâce à son petit moteur mais il faut la forcer à la main et du coup l'étanchéité n'est pas top...), que je tournais la clé dans le contact, un voyant inhabituel s'est allumé sur le truc qui me sert pompeusement "d'ordinateur de bord". Y avait marqué : "anti-pollution à contrôler".
"Allons bon", me suis je dit, "voilà autre chose! "
Qu'à cela ne tienne, je téléphone à Renault qui me propose une valise magique de détection tout problème le lendemain matin, ce matin donc.
Pour ceux qui sont encore là, et encore alertes après toutes ces explications assommantes, je me retrouve avec mon amie et collègue dans un café de centre commercial pendant trois heures, la musique à fond les manettes dans les oreilles, dans l'attente du diagnostic de la fameuse VALISE.
Le diagnostic c'était une pièce à changer 240€ pièce, main d’œuvre et valise magique comprise...
C'est pas trop le moment mais ils acceptent deux chèques.
En revanche les 300€ pour le petit moteur de la vitre je dis non, là vraiment pas possible, on verra en 2012!
Puis en début d'après midi le technicien de la SAUR vient, descend dans la cuve, montre du doigt l'endroit ou cela continue de goutter (ce n'est plus le jet d'eau mais ce n'est pas parfait)
"C'est là?"
"Oui"
"Eh bien cela ne dépend pas de nous."
"Puis je appeler mon plombier et vous le passer?"
"Si vous le voulez" (genre les yeux au ciel, je suis tombée sur l'emmerdeuse du village!)
S'ensuivit un échange entre deux techniciens parlant japonais pour l'imperméable aux choses de la plomberie que je suis (entre autres choses, imperméable).

Mon plombier disait qu'il ne pouvait pas trouver ce type de rallonge (extensible coulissante), le technicien avec un ton plutôt condescendant lui répondant qu'on trouvait ces pièces au premier bricoman venu....

Moi, regardant attentivement le goutte à goutte, histoire de me calmer les nerfs.

Le technicien repart, me conseillant de changer de plombier. Il me montre les pièces. Je note leur nom, diamètre etc et je les prends en photos (on est jamais assez prudente!)

Le plombier me rappelle en me disant qu'aucun de ces fournisseurs n'avait ce type de rallonge et qu'il n'allait pas courir bricoman et casto alors qu'il savait très bien qu'il ne les trouverait pas!

Je prends mon appareil photo, ma voiture qui ne pollue plus grâce à la valise magique et je fais les deux magasins en question. Je montre la photo des coupables aux vendeurs, donne les caractéristiques incompréhensibles de ces pièces. Et j'entends dans les deux cas que non, ils ne peuvent rien faire pour moi.

Alors ce soir, je pose la question au monde entier par l'intermédiaire de ce modeste blog décrivant les déboires complètement sans intérêt d'une terrienne européenne de base:

Comment réparer un truc qui ne dépend pas de la saur avec des pièces que seule la SAUR possède??????

Suite au prochain épisode.

Sinon, dans la série:
mes deux télécommande de portails ne marchent plus,
L'os de la main de mon fils ne se re-soude pas
le bus de ma fille ne s'arrête plus devant son collège à cause de travaux de la ville m'obligeant à l'emmener tous les matins,
la liquidation des biens divorce c'est demain avec un gros chèque à faire
ma tondeuse ne marche plus
Il pleut
J'ai mal à la tête
Je n'ai plus de vin!

lundi 31 octobre 2011

Parfois un trop plein déborde....

J'ai remarqué que parfois des évènements extérieurs marquent notre état intérieur.

Je m'explique:

Bertrand est parti. Je me réapproprie l'espace dans tous les sens du terme.
Mais l'accident de mon amie occupe mes pensées.

Et le pas de vis de la vis de serrage des canalisations d'eau après compteur (bien sûr parce qu'avant ce serait pris en charge par la SAUR alors trop facile, non, il faut que cela soit de mon côté...) devient fichu et une sorte de jet d'eau sort de cet "entre canalisation" et je regarde ma cuve se remplir impuissante et on est samedi et je me dis que finalement cela me fait du bien de voir toute cette eau couler mais en même temps cela m'inquiète parce que cela ne semble pas s'arrêter et on accepte les choses que si on sait qu'elles ne durent pas puis concrètement là toute cette eau je vais devoir la payer!

Alors dans un sursaut je cherche dans mes factures et ouf je vois qu'il existe un numéro d'urgence de la saur disponible 7j sur 7, 24h sur 24 alors je téléphone et je tombe sur un répondeur. Mais cela ne m'inquiète pas c'est quelqu'un de garde, je vais laisser un message avec tous mes numéros de téléphone et il va me rappeler, il doit être sur un autre dépanage. Aujourd'hui 21h57 je n'ai toujours pas eu de rappel de ce monsieur chargé des urgences alors ce mot ne doit pas avoir le même sens pour les uns que pour les autres.

Mais heureusement une sorte d'intuition m'a poussée à tout de même laisser un message téléphonique à mon plombier, un homme qui m'a dépannée tant de nombreuses fois, parfois gracieusement d'ailleurs que je me dis que lui il saura me dire quoi faire. Eh bien LUI il est venu dans le quart d'heure qui a suivi et il est descendu au fond de la cuve pleine d'eau avec ses bottes en cahoutchouc et il a fermé un robinet quelque part et on a écopé ensemble et il a limé le pas de vis pour remettre un joint et l'eau a arrêté de couler.(enfin si on ne tient pas compte du petit goutte à goutte)....

Cela vous semble bizarre mais je trouve un rapport entre mon envie de faire péter une canalisation intérieure, par un pas de vis trop usé par la vie et ce que je viens de décrire. Comme si ma maison souffrait d'une sorte d'empathie...

Je deviens folle?

Oui c'est bien possible....

Faudrait que je trouve une sorte de plombier de l'âme qui me répare mes pas de vis et me mettent de nouveaux joints....

Sur un thème approchant j'avais déjà écrit cela :http://quadragenaireenlutte.blogspot.com/2010/01/ras-bord.html

espace temps

Mon amie est dans un autre espace temps....
Où est elle?
Que ressent elle?
Comment l'atteindre dans cet inconnu?

Le coma dure.

Une incertitude difficile.
Ses jours ne sont plus en danger à priori, puisque j'entends état stable, état stabilisé, état stationnaire. Mais justement : trop stable trop stationnaire à notre goût. Notre amie on veut la voir ouvrir ses très beaux yeux bleus, on veut la voir sourire, s'activer. C'est trop dur de l'imaginer durablement immobile......
Et ses quatre enfants, comment pourront ils se construire avec une maman là ....Mais pas là ?...
Inaccessible.
Comment pourront ils grandir dans une attente indéfinie?

une méditation au yoga sera organisée pour elle lundi prochain. Nous pouvons unir nos pensées vers elle en espérant qu'elles atteignent cet autre espace temps!

mercredi 26 octobre 2011

Quand un fait divers devient un choc personnel

J'achète de temps en temps le journal local. En ce moment surtout puisque j'ai été interviewé par un correspondant pour mon activité d'accompagnement parental et que je suis dans l'attente de l'article.
Page 5 il y avait un petit encart "Accident: une femme gravement blessée". C'était entre un article sur un début d'incendie sur un bateau de plaisance et l'arrestation de quatre jeunes voleurs. Je n'ai même pas lu le détail de cet encart.
Mais ce soir une amie m'appelle pour me dire que cette femme gravement blessée du journal c'est notre copine. Du coup j'ai lu l'article et certains mots faisaient l'effet d'un electrochoc : désincarcération de la victime, transportée en ambulance médicalisée, inconsciente, au vu de la gravité de son état, pronostic vital engagé.....
Mon amie me parle de coma artificiel et d'hémorragie cérébrale.
Céline............
Je ne peux pas l'imaginer couchée, les yeux fermés. 41 ans, belle, de cette beauté naturelle et simple qui rayonne, quatre enfants, hyper active, généreuse, courageuse, les yeux pétillants de malice et un sourire permanent aux lèvres......
Je n'ai rien pu faire d'autre ce soir que de penser très fort à elle en lui envoyant plein d'ondes positives. Puis je l'ai imaginée à côté de moi. J'ai pensé à ce qu'elle me dirait si on avait appris que c'était arrivé à quelqu'un d'autre. Elle me dirait : "non mais ne t'inquiète pas H, cela va bien se passer, elle va s'en sortir, j'en suis sure".
Alors je vais aller me coucher avec cette pensée-là, ce qu'elle m'aurait dit.
Pourvu que ce soit vrai!

samedi 22 octobre 2011

divorce

Je suppose qu'autant de couples, autant de divorces possibles. On ne peut pas parler DU divorce mais de "son" divorce lié à son histoire de couple et la façon de le vivre propre à chaque personnalité. Dans ma tumultueuse vie, j'ai déjà connu un divorce, celui d'avec le père de mes aînés. Nous avions partagé treize années de vie commune, nous étions parents de trois fils et mon mari m'aimait encore lorsqu'après deux années de différents essais (conseiller conjugal, thérapie), et de chambres à part, je pris la décision qui s'imposait. Cet amour qu'il me portait malgré tout et le respect réciproque que nous éprouvions l'un pour l'autre a permis que le divorce soit à l'amiable sachant que ce mot avait un sens au délà du cabinet d'avocat.(Attention, le domaine de la lutte sur certains points existent encore entre nous et je ne veux pas que vous puissiez croire qu'on vit au pays des bisounours mon ex et moi, pas du tout!)

Avec ce divorce-ci, celui d'avec Bertrand (même si ce n'est pas son vrai prénom) est bien différent. Grâce à lui, j'ai maintenant une approche personnelle du divorce dont j'ai souvent entendu parler, celui avec ses mesquineries, sa hargne, sa bêtise.

A défaut d'un divorce pour agression sexuelle on dira plutôt par agression mutuelle. De consentement il n'y a point sans âpres négociations et "mutuel" est un joli mot difficile à appliquer. On est même très loin de "l'amabilité" sous-entendue dans le terme ancien, désuet aujourd'hui, de divorce à l'amiable.

Madame la lutte bonjour! Je serai bientôt quinquagénaire mais je suis toujours en lutte...Quand donc tout cela s'arrêtera t il?

mardi 18 octobre 2011

Un voile se lève

Il faut que je me concentre pour ne pas bouger mes mains à chaque transition, je dois serrer les cuisses et les mollets sachant que je vais en chopper des bleus mais c'est comme ça, je dois le faire. On dit que c'est comme le vélo, on n'oublie pas mais non c'est faux on oublie beaucoup. On garde quelques notions en tête mais c'est juste qu'on n'arrive plus à les appliquer.
Faut dire que j'avais dix sept ans la dernière fois que j'ai pratiqué alors forcément ça fait un bail!

Alors forcément au début, malgré ma grande motivation j'ai été déçue. Déçue de ne pas retrouver mes sensations, mon plaisir et de n'avoir qu'à gérer de la pression, chaque mardi un peu plus de pression....Pourquoi m'a t on mise dans ce groupe de confirmées????? je ne leur arrive pas à la cheville, enfin, au sabot devrais je dire!

Car oui cette fameuse activité c'est l'équitation!

Mais ce soir je suis plutôt fière de moi. Je sens que j'ai réalisé quelques progrès.
Il faut dire aussi que dans ma tête, du côté de ma vie familiale c'est plus clair. Du coup, sans vouloir reparler encore de tout ce qu'on peut "sentir" sans le voir ou en parler, le cheval comme tous les animaux proches de l'homme est champion du monde pour "sentir" si son cavalier est "avec lui" ou pas. S'il ne l'est pas, il fait ce qu'il veut voilà. ceci explique cela, les débuts équestres difficiles.
J'ai connu ce sentiment de ne rien contrôler par manque de "présence". Lorsque j'étais prof en collège j'ai appris à "entrer dans la classe". Il y a maintes façons de le faire. Au fil de tentatives nombreuses et variées, j'avais trouvé le truc qui marchait. Je rentrai en dernier (après les élèves), je fermais lentement et doucement la porte sans tourner le dos à la presque trentaine de fauves prêts à déceler le moindre signe de faiblesse du dompteur, séducteur, professeur. Je restais debout derrière le bureau quelques minutes en prenant soin de croiser le regard de chacun oui chacun des élèves en face de moi. Tout cela sans aucune parole, aucun signe d'impatience comme si nous avions la vie devant nous pour cela, puis je sortais mes affaires en les invitant à faire de même et le cours commençait. Si je ne prenais pas le temps de faire cela, l'heure en était toute différente et surtout plus difficile. Poser une présence en silence est un art précieux!
Avec le cheval il y a des points communs. il va me tester sur le temps de brossage et du soin avant de le monter, sur la façon dont je vais lui curer les pieds, lui poser la selle sur le dos, le sangler. Si je ne réalise pas parfaitement tout cela, il va passer l'heure à me tester sur la piste. Je retrouve l'idée qu'il ne faut pas "rater son entrée".
Mais finalement en écrivant ce billet, sans trop savoir où cette écriture allait me mener comme d'habitude puisque je ne fais pas de brouillon, ni plan, ni retouches, je prends conscience que l'entrée en matière quelque soit le domaine c'est toujours le truc qu'il ne faut pas louper. La première fois que l'on tient son bébé contre soi, la façon de serrer la main à un client, l'attitude corporelle qui se dégagera à notre arrivée quelque part, le fait d'enlever sa veste ou non....Il y a des milliards d'introductions sans paroles qui présageront de la suite des évènements et c'est même un peu angoissant d'y penser, non?

lundi 17 octobre 2011

Lorsque les choses évoluent malgré soi

J'ai peur,

Je découvre un potentiel qui me terrifie. Deux ans que je touche des peaux d'êtres humains. Au début, je m'attachais aux gestes que j'avais appris, des gestes sans danger pour les articulations, qui avait chacun un sens particulier.
Puis avec l'expérience, petit à petit j'ai pris du recul vis à vis de la technique. Je me suis mis à écouter les dermes, les muscles, les corps. J'ai travaillé ma position, mon ancrage au sol, ma respiration, concentrée à n'être qu'un souffle ou plutôt qu'une enveloppe corporelle traversée par un souffle. Les mains sur l'autre, je ne m'appartiens plus, je deviens une sorte de prolongement de l'autre, l'intermédiaire entre lui et la terre....

Et des évènement étranges surviennent. Je "vois" des choses indicibles. Je sens un "invisible" baignant les corps que je touche, une couche d'atmosphère différente autour des corps.
Un client fidèle depuis longtemps se met à être en connexion télépathique avec moi. Il m'appelle lorsque je vais mal ou que je dois prendre une décision difficile. Il le "sent"....

Le fait de toucher de la façon que j'ai de toucher semble créer des liens "spéciaux"et rend réelles des choses qui ne sont pas sensées l'être.

Moi qui n'ai toujours présenté mon travail que sur le mode Bien-être (je m'en suis même fait un point d'honneur dans ce monde professionnel chargé de charlatants qui profitent de la naïveté de certaines personnes pour leur faire avaler de sacrées couleuvres!), réfutant toute action thérapeutique quelle qu'elle soit, je me mets à avoir des témoignages de clients contraires puisqu'ils me certifient que je "règle" quelque chose chez eux!

Du coup je fais une pause côté "toucher-relaxation".

Je me dis que je ne peux décidément rien faire normalement, comme tout le monde, il faut que j'en rajoute, que je me donne à fond, que je reçoive à fond et je me retrouve dans une situation qui me dépasse.

Je vais juste continuer d'animer mes groupes de parents en ateliers massage-bébés quoi que là aussi, ma capacité d'écoute s'affinant sans doute, je recueille plus souvent des témoignages chargés. Du coup, je me suis trouvée une personne spécialisée dans le coaching familial qui peut prendre le relais (ou déléguer elle-même auprès d'autres professionnels) en cas de nécessité.
Je peux assumer parce que cela reste dans le domaine du connu, du familier, non surnaturel....

Je suis désolée de vous imposer ce billet qui va surement en faire bondir plus d'un(e). Écoutez, vous n'aurez qu'à faire comme si vous ne l'aviez pas lu. Moi cela m'a fait juste du bien de poser des mots là-dessus.

vendredi 14 octobre 2011

La planète collège vue par une maman vieillissante

L'an dernier j'allais souvent chercher ma fille à la sortie de l'école primaire. Cela me donnait l'occasion de bavarder avec les copines du quartier, d'échanger des infos sur les maîtresses, les devoirs, les amitiés de nos enfants.
Aujourd'hui je suis allée chercher ma fille au collège.....

Première constatation: nous sommes deux mamans au milieu d'une vingtaine d'élèves de fin de collège. J'observe. Je constate que plusieurs d'entre eux ont des bonnets de laine sur la tête, ce qui ne les empeche pas d'avoir les fesses à l'air! Remarque il paraît qu'on attrape froid par les extrémités. Ceci explique peut-être cela. Les fesses ne faisant pas vraiment partie des extrémités (surtout quand elles sont rebondies comme celles de ce jeune homme dont je profite de mon oeil connaisseur). Un être asexué lui/elle à bonnet prend le risque de puissants courants d'air au niveau des jambes puisque les trous de son jean prennent plus de place que le tissu lui-même! Je constate une mixité des groupes lorsque les filles assument leur féminité et qu'elles en sont reconnaissables. A ceci près qu'elles crachent comme les garçons. L'une d'elle pose d'ailleurs son "sac à main" qui lui sert de cartable sur le crachat tout juste projeté par sa copine...
Que font ils?
La plupart s'insulte :
"Connard, tu m'abandonnes " crie une fille à un gars qui décolle ses fesses d'elle,
"Putain merde tu fais chier ! "hurle une autre à ce qui semble être sa meilleure amie,
"t'es folle tu vas pas te faire un piercing aux lèvres, t'es qu'une vraie conne si tu fais ça", lance une fille habillée d'un jogging informe et pull large à sa copine les cheveux teintés en noirs, plaqués avec art de côté sur son front, alors qu'une autre, piercing au sourcil, rentre dans l'échange pour affirmer : "si, si t'as raison c'est trop beau un piercing à cet endroit fais le c'est trop beau jte jure".
Un peu plus loin, deux bimbos, un portable diffusant un truc sensé être musical, trémoussent leurs derrières sous le nez des gars assis par terre. Les gars parlent peu. ils se lèvent, changent de groupe, bisent les filles, leur piquent leur bonnet (putain merde tu fais chier tu vas l'agrandir avec ta grosse tête, rends le moi ou jte défonce le crâne se défend la belle), fouillent dans leur sac à main, quémandent des clopes. Sur ma droite une fille fait l'horrifiée parce qu'elle vient d'apprendre qu'un mec sort avec Jasmine.
"Non? C'est pas vrai, tu déconnes!"
"Si si jte jure, d'ailleurs regarde, il est là bas avec elle en train de l'embrasser"
"Mais ce mec il est sorti avec toute la famille de Jasmine, comment elle fait, même moi il m'a bavé dessus, je suis dégoûtée d'ailleurs qu'il m'ait bavé dessus et puis qu'après il sorte avec cette naine!"
Je ne sais pas si c'est l'effet d'avoir toujours un portable ou du son collé aux oreilles mais je constate que le volume sonore des échanges atteint un degré de décibels hallucinant.
Alors que je suis en train de me dire avec un étonnement éléphantesque que j'ai été prof de ce type d'élèves il n'y a pas si longtemps, j'en déduis que ce devait être dans une autre vie. Je réalise que je préférerai mourir, poignardée là tout de suite et souffrir mille morts plutôt que de reprendre cet ancien boulot. Je ne ressens aucune affection pour ces jeunes autour de moi et ce constat me terrifie parce qu'il me renvoie une image de "vieille conne réac" que je critiquais autrefois, lorsque je les aimais tant ces jeunes que j'aurai donné ma chemise et toute mon énergie pour eux....
Puis ma fille sort, minuscule avec une copine toute aussi petite. Elle n'a pas de clope au bec, elle n'est pas en train de raconter qu'elle était "déchirée grave" hier, elle me sourit, apparemment contente de me voir là, complétement décalée, une ovni de maman sur la planète collège et j'ai une bouffée de bonheur et je me dis qu'il faut que j'en profite, profite à fond parce que cela ne durera sans doute pas cette innocence!
Alors je l'embrasse très fort et je lui demande : "ça va ma princesse?"
Elle me répond toute fière "ça y est, j'ai mon premier DM!"
Et oui, tu grandis quand même ma fille! pense-je un petit serrement au coeur.....

mardi 11 octobre 2011

Papotage devant un camion

Ce soir, je rentrai de mon activité adorée dont je vous parlerai surement une autre fois (j'aime bien entretenir le suspens comme ça....), tard, puisque la nuit avait déjà chuté dans les chaumières et ailleurs (quoi qu'avec la lune pleine demain il y a quand même une lumière qui troue le noir de la nuit mais bon bref je m'égare...), lorsqu'à deux pas de chez moi je passai devant un camion. Il y avait de la lumière, des gens qui papotaient devant et pour couronner la scène, cela fleurait bon, une sorte de parfum méditerranéen à emporter votre dernière réticence à vous arrêter (parce que quand même c'était l"heure du feuilleton quotidien ou peut-être enfin Adrianna va avouer à ses proches qu'elle n'a plus que un mois à vivre, constat qui en moi évoque certes de la tristesse mais aussi je dois bien l'avouer un certain soulagement puisque je préférai mille fois Luna à Adrianna!).

Me voilà donc stoppant ma voiture à proximité du dit camion ce qui ne manqua pas de soulever maints commentaires de la part des gens là assemblés.

Ici, bien que vous commencez surement à avoir marre des parenthèses, je suis obligée de marquer un temps d'arrêt dans cette palpitante histoire pour vous préciser que ma voiture ne ressemble à aucune autre. Si, si....Déjà le modèle est peu courant (heureusement d'ailleurs parce que c'est une vraie merde cette voiture), puis la couleur l'est encore moins, flashy comme vous ne pouvez l'imaginer et comme si tout cela n'était déjà pas suffisant, elle possède sur ses ailes arrières d'énormes stickers de fleurs de lotus. Sans parler de la publicité décrivant ma nouvelle activité sur mon pare brise et sur les portières arrières!

Alors forcément, si je m'arrête devant des gens, la plupart du temps, les commentaires fusent. Me voilà dons, pas dégonflée pour deux sous (après on ne s'étonnera pas du culot de ma fille décrit précédemment), en train de distribuer des cartes de visite. On ne sait jamais, j'en ai toujours sur moi. Là dessus, un monsieur me dit : "moi ce n'est pas la peine, je suis votre voisin". Je réfléchis à toute birzingue mais j'avoue que depuis un an tout juste que j'habite ce charmant village j'ai réussi à parler aux voisins de droite, aux voisins de gauche mais en face décalé d'une maison ce voisin là ne me dit rien.
"On s'est déjà vu donc?" tente -je à tout hasard
"En tout cas, moi je vous ai déjà vue, oui, je vous reconnais..."
C'est quand même incroyable qu'un camion garé dans un village me permette de percuter mes voisins! Comme quoi j'ai bien fait de m'arrêter pensai-je en mon for intérieur pendant que mon for extérieur sortait le porte-monnaie pour payer les pizzas francomtoise et olivier, toutes chaudes provenant du camion....

lundi 10 octobre 2011

conference

Aujourd'hui j'ai assisté à une conférence sur le thème de "l'accueil et la séparation" par Joël Clerget . J'y allais parce que mon nouveau métier m'entraîne à faire de l'accompagnement parental....
Accueillir un enfant dans notre corps par nos gestes, nos actes qui se donnent avec l'autre ET dans la parole en tant que petit enfant "humain" qui porte en lui la promesse de la parole.

Accueillir un enfant supposerait aussi être capable de se mettre "en place d'enfant" (ce qui est très différent de "se mettre à la place" de l'enfant) c'est à dire garder dans notre coeur la possibilité de se rappeler qu'on a été enfant avec une force, une puissance une vitalité d'enfant.


Entendre qu'il ne peut y avoir séparation s'il n'y a pas eu "lien" constitué, c'est à dire un lien vivant qui s'est ouvert à la relation (sans alienation), lien qui reconnaît une rencontre de deux individus distincts. Comprendre les paroles de Donald Wood Winicott lorsqu'il dit : "un bébé peut être seul quand il a acquis la possibilité de continuer d'exister en dehors de la présence de l'autre". Il a reçu assez de présence qui lui permet l'absence.Le langage psychanalitique est ardu et des choses m'ont échappé....

Ce genre de reflexion renvoie toujours à sa propre histoire, enfant et adulte.
Et je me pose la fatidique question : puis je, moi en tant qu'adulte, avoir la possibilité d'exister hors de la présence d'un autre?

Ce blog par exemple en tant qu'objet lu par d'autres n'a t il pas pour mission de me sentir exister?

jeudi 6 octobre 2011

Il parait que c'est la crise

Mardi dernier, j'ai annulé une activité. Il faisait beau et je n'avais pas vraiment d'excuse si ce n'est de me sentir exténuée et de me surprendre à écouter et respecter les signaux d'alerte que m'envoyaient tous mes gyrophares corporels. Je suis donc courageusement allée voir le prof de cette activité dont je parlerai peut-être une autre fois (pas du prof non, mais de l'activité) et les yeux dans les yeux, je lui ai dit :
"ce soir je ne viendrai pas".
Il a levé les sourcils, ébauché un sourire comme s'il voulait dire quelque chose puis s'est ravisé et très sérieusement, les yeux dans les yeux m'a répondu :
"d'accord".
Et je suis partie. C'est dingue comme les choses peuvent être simples parfois!
Alors sur le chemin du retour, j'ai écouté mon envie de m'arrêter dans un magasin de déco pour essayer de trouver un cadeau pour une personne ou deux nées en octobre. Intriguée par des palissades qui coupaient le magasin en deux, je me suis approchée et j'ai glissé un oeil entre deux bouts de bois pour découvrir avec STUPEFACTION toutes les décorations de Noêl rutilantes prêtes à s'exposer à nos yeux.

Le 4 octobre!!!! Noël à nos portes?

Que se passe t il?

Moins les gens ont de sous, plus on les incite à acheter avant l'heure!

On ne va quand même pas acheter nos guirlandes maintenant et nos oeufs de Pâques en décembre!

Ma fatigue a atteint soudain son seuil d'alerte....

Je suis allée me coucher.

mercredi 5 octobre 2011

Mais, maman, on me connaît!

Ma fille est incroyable!

Et ce n'est pas parce que c'est ma fille que je dis ça! ......Enfin si aussi, mais bon.....

L'autre jour, elle revient du collège en me disant: "maman il m'est arrivé un drôle de truc dans le bus aujourd'hui" . Je laisse instantanément les tâches en cours, afin de porter une oreille attentive à la suite, curieuse et inquiète à la fois sur ce drôle de truc.
"Un monsieur a voulu voir ma carte de bus".
" oui, c'est normal ma fille, c'est un controleur qui vérifie que les enfants ont bien leur carte de transport. Alors tu lui as montré et tu l'as bien rangée après?"
" .....Non, je n'ai pas pu lui montrer parce que je l'avais enlevée de mon cartable".
"Mais pourquoi?"
" Ben parce que le chauffeur de bus il me connaît maintenant, je n'ai plus besoin de l'avoir!"

Un autre jour, je reçois un coup de fil de la "vie scolaire" du collège de Mademoiselle mais comme je n'étais pas disponible, un message fut laissé sur mon répondeur.
"Bonjour, c'est la vie scolaire du collège machin, je vous appelle de la part de C pour vous informer qu'elle ne finira pas à midi mais à 15H aujourd'hui, contrairement à ce qu'elle vous avait annoncé."
la semaine précédente, ce même monsieur de la vie scolaire m'avait aussi laissé un message pour me dire que ma fille avait oublié les clés de son casier à la maison et que ce serait bien si je pouvais les lui rapporter!"

Quand j'explique à C que, quand même, la vie scolaire ne peut pas lui servir de secrétariat personnel et qu'ils ont d'autres chats à fouetter qu'elle, elle ne se démonte pas et me répond : "Mais ils me connaissent, maman, ils savent que je suis tête en l'air, cela ne les dérange pas du tout!"

Avec son année et demie d'avance, elle a une tête de moins que tous les autres sixièmes. Elle est arrivée en classe à horaire aménagé musique dans ce collège qui n'était pas son collège de secteur, dans une classe où elle ne connaissait absolument personne mais cela ne l'a pas empêchée, le premier matin de la rentrée, lorsque sa prof principale a demandé s'il y avait des volontaires pour être délégué de classe provisoire de lever la main et de se faire donc tout de suite remarquer.
"Comme ça, maman, tout le monde me connaît!"

Ben oui ma fille, ça, on peut dire que tu excelles dans l'art de te faire connaître!

dimanche 2 octobre 2011

errance bucolique

J'apprécie toujours le début automnal. Les jours sont encore chauds et ensoleillés, ce qui nous permet de profiter encore de nos tenues estivales mais les petits matins sont frais, voire brumeux dans notre région et l'humidité se fait sentir dès la fin d'après midi. Les bois exhalent leur parfum d'humus cher à mes narines, et on calcule le moment pour flâner sur les sentiers forestiers sans danger de frôler une balle de chevrotine puisque la chasse a repris....
On se surprend à rêver d'une bonne flambée de cheminée sauf qu'on en a pas alors on pense "dommage" puis on ramasse un joli gland de chêne et on y pense plus.
Le chien court devant nous et on admire son pelage roux si harmonieusement assorti aux feuilles d'octobre. Puis on rentre, et on reste le regard vague devant une tasse de thé fumant, pendant que les enfants entreprennent de réaliser un gâteau.
C'est la douce torpeur d'un dimanche automnal tranquille, comme je ne les vivais pas lorsque j'étais enfant des villes.

jeudi 29 septembre 2011

memories

Parce que je ne peux m'empêcher de le faire même si je ne "devrai" pas, je compare la réaction de cet homme quitté avec celle des autres hommes (bon il n'y en a pas 36 non plus...) dans une situation semblable.
Celle de Marti par exemple, mon homme emporté par la faucheuse implacable.
Oui, après six mois de relation suivie et des grandes vacances passées ensemble, j'avais rompu. Il me semblait que mes responsabilités de mère de trois enfants seraient toujours à des millions d'années lumière de son côté adolescent, libre et indépendant. Bref.
Nous étions mi aout lorsque nous avons eu cette grande conversation qui aboutissait à un stop que je pensais être définitif. Cependant, Marti a conclu en m'affirmant que je pourrai toujours compter sur lui. Il avait vite calculé que nous étions sensés rentrer ensemble de l'aéroport de Lyon et que puisqu'il rentrait plus tôt, il n'y aurait pas de voiture pour moi et les enfants. Il m' a donc dit que si je ne trouvais pas d'autres solutions, cela ne le dérangeait pas du tout d'aller nous chercher.
Et c'est ce qu'il a fait.

Il était à l'arrivée de l'avion, en jean, chemisette, rasé de près. Il a pris ma valise, m'a ouvert la portière de sa belle toyota supra, lavée pour l'occasion.
Dans la voiture, nous n'avons pas trop parlé. Dans ma tête un monologue intérieur me sommait de reconnaître que je pouvais compter sur cet homme même après l'avoir quitté et qu'on ne pouvait pas en dire autant des 99% des autres mecs sur cette terre!

Voilà. A l'arrivée je ne me souviens plus si nous avons bu un café ou un rafraichissement ensemble mais il m"a demandé s'il pouvait m'appeler de temps en temps pour "prendre des nouvelles".
Comme je ne m'y étais pas opposée, c'est ce qu'il a fait, il a "pris des nouvelles" une fois par semaine. Un week end, un de ses coups de fil m'a surpris en forêt. J'étais avec une amie, en train de chercher des champignons, ce devait être autour du 15 septembre. Je lui ai demandé ce que disaient ses copains de notre séparation.
"Un ou deux semblaient plutôt soulagés (même s'il n'a jamais voulu rapporter leur nom je sais bien qui c'est...) mais la plupart sont déçus parce qu'ils pensaient que cela se terminerait par un mariage"
..............................................

Un mariage ? ai je crié dans la forêt et ce cri de surprise est allé se percuter contre les troncs des grands chênes qui me cernaient. J'étais dans un état de surprise incommensurable.

1 Parce qu'on puisse parler mariage au bout de six mois me semblait quand même hyper prématuré (maintenant avec ce qui m'est arrivée récemment, je me dis que quelque chose en moi doit inspirer ça, les demandes en mariages qui battent des records de vitesse!)

2 Parce que l'idée que tous ces motards machos et célibataires pour la plupart aient ce mot en bouche me paraissait surréaliste !

3 Parce que le fait qu'il me le répète sous entendait qu'il l'avait lui même envisagé, ce qui me clouait sur place au milieu des champignons....

Ce jour là, j'étais rentrée mon panier vide mais la tête pleine de doutes et de questions en suspens.

Fin septembre il m'a rappelée pour me demander s'il pouvait venir le jour de l'anniversaire de mon troisième parce qu'il avait un cadeau pour lui.

Voilà Marti, il m'emmenait de surprises en surprises.

Le jour j, il a sonné. Je lui ai ouvert. Je me suis trouvée face à un énorme carton et submergée par le parfum allure de Channel qui me rendait dingue. Je me suis retenue de lui sauter dans les bras.
Derrière le carton, il était en jean, gros ceinturon et tee shirt blanc, sexy, viril comme j'aimais.

Il a posé le carton au sol de la grande salle et mon gamin sautait de joie autour et trépignait d'impatience de l'ouvrir. Cela lui a pris du temps, dans chaque carton il y avait un "faux cadeau", un truc drôle et un autre carton à ouvrir. Au final, je ne me souviens plus quel avait été le "vrai cadeau" à l'intérieur du dernier carton, sans doute un Gi jo un bonhomme en plastique guerrier que le fiston adorait. Mais ce dont je me souviens, c'est que cela avait été un super moment.

En repartant, il m'a remis une lettre "à lire plus tard, tranquillement" . C'était une très belle et longue lettre d'amour qui a fait voler en éclat mes dernières appréhensions. Le mois qui suivit, on s'installait ensemble. A Pâques, nous partions en amoureux en Italie où nous avons conçu notre petite princesse et en août, soit un an pile après notre rupture, nous nous sommes mariés.

Ca, c'était de l'amour. Une reconquête en bonne et due forme. Un homme qui n'a pas baissé les bras, qui a tenté l'impossible parce que dans sa tête il ne doutait pas une seconde de notre histoire!

Alors je vais rester sur ces souvenirs là parce qu'ils font du bien.

mercredi 28 septembre 2011

L'épreuve de la cohabitation

Dans les épreuves, la famille est un mot qui prend tout son sens.
Bertrand (bon, il ne s'appelle pas comme ça mais je ne vais pas donner son vrai nom, ok) par exemple doit surement aller beaucoup dans la sienne (qui est géographiquement assez proche) puisqu'il rapporte régulièrement des tupperwares de petits plats cuisinés pour lui. Ce que je ne peux pas vraiment faire compte tenu des 500kms qui me sépare de la mienne (puis de toutes façons maman n'aime pas trop cuisiner!).

Oui, nous mangeons séparément, chacun son frigo, chacun son étagère alimentaire, voire chacun sa table (heureusement que la maison est suffisamment grande pour cela). Monsieur s'est même racheté une cafetière électrique, un lave linge et surtout des couverts parce que j'avais beau en avoir trois tiroirs de couteaux, fourchettes et cuillères, vous comprenez que le simple fait qu'ils soient à moi les rendaient inutilisables à Bertrand. On ne partage que les poêles, casseroles et l'évier.

La cohabitation est donc étrange. Il rentre le soir, passe à côté de nous en chantonnant ou sifflant (cette bonne humeur affichée nous fait sourire, c'est déjà ça) ou tout simplement muet, le matin idem, sans aucun bonjour il prépare son petit déjeuner. J'ai bien essayé de dire qu'échanger deux trois politesses ne serait pas contraire à la gestion de notre séparation mais je me suis fait traiter de donneuse de leçons....

Alors moi non plus, je ne lui dis plus bonjour, ni au revoir,
ni merde d'ailleurs, bien que l'envie me démange....

Rapprochement familial. Je réalise qu'on ne peut même pas dire que nous étions une "famille recomposée". Si c'était le cas les relations entre mes enfants et lui ne seraient pas réduites à néant, n'est ce pas? On a rien recomposé du tout, ce n'était qu'une petite couche superficielle de je ne sais quoi....

Mes enfants sont encore plus proches entre eux qu'avant. On se serre les coudes. On garde ensemble la tête haute. J'écris tout cela parce que c'est une façon d'extérioriser ma culpabilité de leur avoir fait subir cet espoir de "recomposition" et de me sentir impuissante à les protéger aujourd'hui de cette ambiance destructrice. Je m'en veux même si cela ne sert pas à grand chose de l'écrire et de me le répéter en boucle dans ma tête.

Qu'enregistrent ils dans leur tête d'enfant et d'adolescents sur ce que sont les relations humaines, sur ce qu'on croit être de l'amour, sur quelles certitudes construiront ils leur histoire future?
J'ai participé à ce manque de confiance qui les habitera désormais et c'est la première fois de ma vie que je ne me trouve pas de raison de ne pas regretter le passé : la rencontre, le mariage, la vie en commun, tout ça ce serait à refaire eh bien....JE NE LE RE FERAI PAS!

Désolée de ne pas arriver à me montrer plus positive....