mercredi 28 septembre 2011

les nouveaux bébés

Les enfants sont hyper actifs?
ILs ont du mal à concentrer leur attention plus de cinq minutes?
Ce phénomène m'intrigue....
L'autre jour, je discutais avec une maman d'une petite fille agée de trois mois. Nous parlions du déroulement de la journée. Cette maman se sentait débordée par ce premier bébé, ne supportait pas de l'entendre pleurer que dis je même pas pleurer juste émettre un petit chougnement. Au moindre signe, elle le mettais au sein. Je l'écoutais me raconter tout ça. Puis je lui ai demandé comment elle faisait pour avoir le temps de prendre un peu soin d'elle, la douche, la cuisine....Alors avec n grand sourire elle m'a confié qu'elle avait trouvé un truc génial qui plaisiat beaucoup à sa fille et lui permettait à elle de souffler régulièrement dans la journée.
Ce truc génial c'est......LES CLIPS DE M6!!!!
Peur d'avoir mal compris, je lui ai fait répéter:
"Vous voulez dire que vous mettez votre bébé dans un transat devant les clips de M6?"
"Oui, oui, elle adore!"
..................................
Alors je me demande aujourd'hui combien de mamans (ou de nounous) utilisent cette solution et si par hasard....Il n'y aurait pas un rapport entre la difficulté de concentration de cette génération et les bébés nourris encéphaliquement aux images trombinoscopes des clips!

Allez savoir!

Dans le genre plus grave je vous invite à lire cet article d'uun blogueur que je suis assiduement:
http://queerasfist.com/post/2011/08/08/Bebe-Orangina

mardi 27 septembre 2011

Bien commencer sa journée

Alors on danse?
Alors on chante?
C'est ce que je fais tous les matins sur ce tube

lundi 26 septembre 2011

ma première soirée en célibataire

Je suis arrivée en retard, volontairement bien sûr.


La stratégie basée sur l’idée qu’après deux ou trois verres, les gens me poseraient moins de questionS ….J’étais vêtue d’un pantalon épais à coupe large, couleur terre rappelant un style tibétain et d’un tee shirt échancré plutôt kaki avec un gilet argentin. En guise de sac à main je portais juste une petite pochette cuir coloré à majorité d’ocres à fermeture éclair et bandoulière tressée. Je me sentais bien dans cette tenue non apprêtée confortable au style terrien et ouvert sur le monde, heureuse de ne pas me sentir obligée d’enfiler un truc sexy pour mon mec ou dans un objectif de plaire.

Je savais qu’il y aurait de tout, point de vue vestimentaire compte tenu de l’hétérogénéité des invités. En arrivant je ne fus pas détrompée. Cela passait du short sandale au pantalon à coupe chemise pour les gars et robes légères, jean ou toiles moulants pour la gente féminine. A mon soulagement, mon style personnel ne se retrouvait pas dans les tenues de cette soirée. Nos hôtes, Fanny et Jérémy, qui fêtaient leur cinq années de mariage après vingt ans de vie commune resplendissaient de bonheur, comme d’habitude. Un très beau couple, physiquement, mentalement et par l’aura positive qu’ils dégageaient. C’était toujours un grand plaisir de venir chez eux !

J’ai embrassé les différents convives (tous en couple !) en veillant à garder affiché mon sourire sur les lèvres et un enthousiasme sans faille pour dire que tout allait parfaitement bien dans le meilleur des mondes pour moi en ce moment. J’ai continué mon tour de bisous avant qu’ils n’aient le temps de s’étonner de l’absence de Bertrand.


J’ai constaté d’un rapide coup d’œil vers les tables que nous étions placés, ce qui m’évitait de me demander pendant encore une heure ou deux qui il serait le plus judicieux de choisir comme voisins !

Alors que nous nous apprêtions à passer un table un couple de connaissance est passé près de moi et a fait la réflexion fatidique … « Je n’ai pas encore vu Bertrand, il est là ? »

« Non, vous ne le verrez pas ce soir ni d’autres soirs d’ailleurs puisque je le quitte » « Merde » s’est elle exclamée, l’air catastrophée, sans que je sache si cela était par compassion pour moi ou par peur d’une célibataire à la même soirée que son mari. De toute façon je pense que tout le monde ici savait ce qu’il en était de ma situation et qu’ils jouaient le jeu de ceux qui ne se doutaient de rien à la perfection.

Nous nous sommes tous assis sagement à nos places. Je me retrouvais en bout de table. Sentant le regard d’une convive que je ne connaissais pas placée non loin de moi, je répondis à ce que je pensais être sa question muette par un « Ils m’ont placée là parce que je suis la plus vieille », ce à quoi tac au tac cette délicieuse jeunette blonde m’a répondu avec un sourire sadique:
« non c’est parce que t’es seule et qu’ils ne savaient pas où te foutre ! »

Charmante cette jeune personne !

Mais elle avait raison la blonde. Au bout, tout au bout de la longue longue table se trouvait Caroline l’éternelle célibataire du groupe, plus toute jeunette non plus alors que chaque couple se faisait face de chaque côté de la table.

Je décidais d’assumer !

La vieille célibataire que j’étais allait leur montrer qu’elle avait encore du jus dans les veines. Le buffet froid tardait à se mettre en place. Il faut dire que nos hôtes découvraient leurs cadeaux, une smartbox relais et château de 3 jours, 2 nuits et des soins du corps pour le couple en amoureux dans un institut réputé sur Chalon. Heureux comme tout, ils avaient décidé d’embrasser chacun de leur invité à tour de rôle. Une fois bisés, les fumeurs s’étaient relevés pour sortir s’enfourner leur petite dose régulière de goudrons et de nicotine et l’animateur attitré de la soirée en a profité pour remettre des slows de derrière les fagots.

Mon voisin de gauche s’était levé pour chanter à tue-tête les paroles de l’été indien au milieu de la salle et sa femme ma voisine de droite, déjà complètement ivre, palpait les morceaux de pain placés dans un grand sac en papier en clamant qu’elle aimait rien tant que « tâter les boules » avant d’en distribuer une dans chacune des assiettes. Mue par une inspiration soudaine, je me suis levée, ai foncé sur ma copine Patricia qui avait l’air de s’ennuyer ferme et je l’ai invitée à danser ce vieux slow des familles. Sur la piste je l’enlaçais collée en lui mettant une main aux fesses, après lui avoir demandé préalablement si cela ne la dérangeait pas. Les photographes ont immortalisé la scène, le mec de mon amie n’a pas crié au scandale et la petite blondasse ne m’a plus fait de réflexion jusqu’à la fin de la soirée, c'était toujours ça de gagné!

J'ai papoté avec les uns et les autres, sensation d'être vivante, impression d'être "normale". J'ai dansé, expression de mon corps débordant d'énergie à moins que cela ne soit autre chose. Un homme marié m'a invité à danser un rock, moment qui m'a replongée vingt ans en arrière du temps ou on dansait le rock systématiquement en couple dans les soirée et c'était bien!


J'ai bu mais pas trop. Juste ce qui faut pour être "dans le coup"

Soirée délicieuse et qui m’a permis de mettre tout le monde officiellement au parfum de ma nouvelle situation familiale et d'oublier momentanément le quotidien difficile du moment, mes amis merci!

dimanche 25 septembre 2011

Ce n'était pas de l'amour

Ce n'était pas de l'amour,

Non, c'était une relation à bénéfices réciproques.
Non, ce n'était pas de l'amour!
Qu'il ne vienne pas me dire le contraire.
L'amour je crois que je sais ce que c'est.
Enfin j'ai su....
Maintenant que notre relation est devenue un cloaque quotidien,
J'ai un haut le coeur permanent pour les relations homme/femme.
On croit avoir rencontré un docteur Jekill et on découvre petit à petit un mister hyde....
Puis on ne voit plus que le mister Hyde.....
Alors on se bénit dix fois chaque matin pour avoir pris la bonne décision!
On se recentre sur l'essentiel.
On se surprend à sourire de cette paix intérieure retrouvée.

On regarde cet étranger avec étonnement. Que lui avais je trouvé? Qu'est ce qu'une relation qui ne dépasse pas l'année? Ca s'appelle comment? Une erreur?

Je suis fière de ne pas me laisser attacher, lier par ce qui ne convient pas.
Je suis libre. (Bizarre en y repensant le poème que ma marraine visionnaire m'avait dédié le jour de ce mariage...)
Je préfère la lutte, la difficulté, l'échec aux compromissions destructrices.

Certaines me disent : "Comment fais tu?" "Où trouves tu l'energie? vingt fois sur le métier de remettre l'ouvrage, où puises tu cette sorte de foi?"

L'amour de la Vie, peut-être.... Avec ses surprises, ses rebondissements, ce qu'elle nous apprend sur nous même et sur les autres. Pas de retour en arrière. J'avance avec confiance sur ce nouveau chemin et je verrai bien.....
Je ne dis pas que c'est facile,
encore moins confortable.
C'est peut-être une sorte de folie.....

Une rencontre

J'avais un rendez-vous massage à 14h.
Je l'ai vue arriver sur un scooter.
Elle s'est trouvée devant moi, le sourire aux lèvres et quelque chose s'est passé sans que je puisse l'expliquer. Durant l'entretien qui précède chaque massage, elle m'apprend qu'elle est sous traitement de substitution à l'héroîne. Je lance "métadone?" et je sens sa surprise. Oui c'est cela, me dit elle. Elle ne peut pas savoir qu'au même âge qu'elle, j'ai vécu plusieurs mois avec une toxico et que ma vie se résumait alors à la surveiller sans cesse et courir les pharmacie pour me procurer cette précieuse métadone!
Je ne lui pose pas la question du Sida. Je suis bien placée pour savoir que même si elle l'a (ma co locataire l'avait), je ne risque aucunement de l'attraper en la massant. Elle me dit ses problèmes de santé liés au reste. Puis je m'applique à lui faire du bien, pendant une heure.
Arrivée à son poignet gauche, mon regard est scotché par un petit bracelet en macramé....
Dans mon esprit s'impose une évidence : elle connaît surement mon grand, celui qui vadrouille en Argentine. J'essaie de chasser cette pensée. Je me concentre sur mes gestes.
A la fin, elle me dit merci.
Nous nous retrouvons assise l'une en face de l'autre et je me permets de lui demander son année de naissance. Deux ans de plus... Je continue quand même : " connaissez vous "t" et "c"? Elle ouvre des yeux comme des soucoupes! Oui souffle t elle tout bas.
Je suis la mère de "G"
"Celui qui est en Argentine?"
"Oui"
Alors elle devient bavarde, me parle des uns, des autres, me raconte que c'était le bon temps, ces moments où elle partait sur les routes avec ses chiens, libre si libre....
Puis elle se rembrunit et reconnait que non, elle n'était pas si libre puisqu'elle était dépendante. Elle dit qu'elle aurait aimé pouvoir être comme ces jeunes qui frôlent les substances sans jamais tomber dedans....
Elle me parle de sa mère, de son combat pour l'aider elle, et en un éclair je vois ce à quoi j'ai échappé!
C'était une rencontre improbable comme il y en a parfois. Elles me rappellent que oui la vie est encore souvent une lutte pour nous autres humains!

jeudi 25 août 2011

ETRE MERE

Avec mes quatre loustics, j'ai eu maintes fois l'occasion de réfléchir à ce qu'être mère implique d'amour, de peurs et de sacrifices, mais on continue d'apprendre tout au long de la vie de nos enfants. Cet été 2011, j'ai découvert une autre facette de cet incroyable état de mère

car

Je suis revenue d’Argentine. Durant trois semaines j’ai suivi mon aîné sur les pistes caillouteuses, les chemins de randonnées, les comédores et les auberges de jeunesse, moi qui ne le suis plus vraiment.

Je l’ai regardé vivre, papoter avec des gens dans cette langue que je ne maîtrise pas, jouer de la guitare, mâcher des feuilles de coca, faire du macramé, vendre son macramé au détour des rencontres, traire des chèvres, faire la cuisine, fumer tous les jours sa dernière clope, caresser les cheveux de sa Gigi, nous parler de ce pays qu’il aime tant, de sa musique, de ses coutumes. J’ai l’impression que le regarder a été ma principale occupation durant ces trois semaines.

Lui.

Lui en Argentine.

Accessoirement L’Argentine.

Je l’ai écouté sans broncher m’expliquer pourquoi il n’aurait pas de téléphone portable, pourquoi il n’aimait pas les mails. Je l’ai écouté me dire qu’il ne pouvait pas être là et ailleurs. Je l’ai écouté me demander de le comprendre et de l’accepter.

« Mais si je meure, quelqu’un t’écrira un mail que tu liras peut-être des semaines après que j’ai été enterrée ! »

« Je sais, c’est comme ça »

L’amour d’une mère peut donc aller jusque-là ! Accepter que son fils aîné vive au bout du monde sans aucun moyen de le contacter rapidement, qu’il ne donne des nouvelles qu’une fois de temps en temps par le biais d’un mail très court, se résumant généralement à l’essentiel : tout va bien, je suis heureux. Accepter de partir sans savoir si on va le revoir et si oui, quand ?

Oui, tiens.....Être mère c'est AUSSI cela.......

vendredi 15 juillet 2011

Quand la faucheuse fauche ceux qu'elle devrait pas, merde!

Voilà.
Elle a encore frappé un jeune de 21 ans. Ce fameux soir de tempête ou ici, les mobiliers de jardin volaient contre les volets, heureusement fermés....
Il rentrait chez lui. Oh il était presque arrivé!
Il devait reprendre le boulot le lendemain.
Il est resté dans le fossé, la tête de travers...A cause des tonneaux.... A cause de la ceinture détachée aussi sans doute....
Il était seul dans sa voiture.
Ce qui fait qu'on manque de détail.
Ce jeune, ça fait des années que je le connais.
C'est un ami de mon fils. Celui qui a le même âge.
Celui à qui c'aurait pu arriver.
Jérémy, c'est son nom.
Il venait parfois à la maison.
mais il partageait surtout un grand nombre de soirées festives extérieures avec mon fils.
Alors forcément le fiston est revenu de vacances.
Alors forcément le fiston c'est un zombi.
Il oublie de manger, de dormir....
Il pleure toute la journée.
Il pleure sur l'injustice de cette satanée vie.
Cette mort lui en rappelle surement une autre.
Toutes les douleurs se ressemblent, se rejoignent, se réactivent l'une, l'autre.
Du coup, pour moi aussi c'est dur, forcément....

Les jeunes se regroupent.
Ils restent collés les uns aux autres toute la journée, comme pour dresser un mur de leurs corps serrés. Un mur contre la souffrance. Un mur contre l'injustice. Contre l'indicible.
Ils postent des tas d'émotions sur facebook avec plein de photos de leur ami disparu.
Du coup même les jeunes qui ne connaissaient pas Jérémy, se mettent à le connaître et à le pleurer aussi. Ils sont plus "exposés" nos jeunes. La douleur se répand comme une traînée de poudre.
Les parents reçoivent de témoignages de soutien d'une foule de jeunes, dont ils ne soupçonnaient même pas l'existence!
Remarque ça, ça doit être réconfortant. Sentir l'empathie des gens, c'est ce dont j'avais le plus besoin, moi lors de mon deuil à moi.
Les parents de Jérémy aussi semble t il puisqu'ils ont fait passer le message qu'ils avaient besoin de voir les amis de Jérémy chez eux.
Alors ils y vont.
Collés en un essaim solidaire.

La cérémonie et l'enterrement c'est demain. Je déteste ça mais j'irai. Parce que je me souviens que j'avais eu besoin de sentir une grande foule pour le dernier au revoir à mon mari parti.
Même si je ne me souviens pas de grand chose, même si c'est un truc qu'on m' a peut être dit par la suite : "tu sais l'église était pleine à craquer! il y avait plein de gens dehors et tout ça dans un silence...Surréaliste" Oui c'est le genre de paroles dont je me souviens. Avec l'idée qu'elles engrainaient dans mon cerveau : "tout le monde l'aimait et ils étaient tous venus lui dire adieu et nous soutenir..."

Alors j'irai.
Puis je me ferai abeille pour me coller un peu à l'essaim de jeunes...Comme ça, ça sera moins dur!

lundi 11 juillet 2011

Rejoindre mon fils

Il est parti (voir le billet du 1er novembre).
Et maintenant nous sommes cinq à le rejoindre...
Je suis prête. Mon sac à dos est bouclé. Celui de mes deux enfants aussi.
A part mon gratouillage compulsif du dessus de mon pied, signe d'un grand stress, on peut dire que tout est normal. Je travaille l'idée du lâché prise. Tout un programme pour l'obsessionnelle de l'organisation que je suis.
J'aborde ce voyage à la fois comme une épreuve et un grand moment de joie et de partage.
Un peu comme un chemin de compostelle version Argentine...
Je vais à la rencontre de ce fils qui m'a fui.
Je sais qu'il est nécessaire que je me déleste d'un certains nombre de choses qu'il n'aime pas . J'essaye d'aller vers lui, la plus ....neutre possible...Sans savoir si je vais y arrriver.
Je vais à la rencontre de mon intimité profonde enfouie sous les couches de ma superficialité...
Reconnaissons que je ne sais pas où je vais en fait, dans tous les sens du terme. Je sais juste que je vais.
Je suis déjà sur le chemin....

C''est un voyage pas comme les autres
Nous rejoignons celui qui est parti
L'aîné des enfants.
Il a ouvert la voie.
Nous n'avons plus qu' à emboîter ses pas,
Ouvrir les yeux, le nez, les oreilles,
Goûter une autre vie
avec confiance.....

vendredi 1 avril 2011

écrire?


Je pratique un nouveau métier.
Bientôt deux ans que je ne suis plus "prof". J'ai certains anciens élèves comme "client" , bien que j'exècre ce mot mais c'est celui qui convient le mieux à la situation semble t il.
C'est une activité étrange pour une lutteuse puisqu'il consiste (si l'on résume) à communiquer aux gens qu'il sont "aimables" grâce à mes mains....Les gens viennent à moi. Ils téléphonent, ils prennent rendez-vous. Parce qu'ils ont entendu parler de mes mains, ou parce qu'ils essaient systématiquement toutes les professionnelles de ce type.
Ils se trouvent des raisons d'être venus là : ils ont des tensions musculaires, en ont plein le dos, ont besoin de lâcher prise, faire le plein d'énergie.....etc...
Moi je sais que tous ces mots, toutes ces raisons sont de fausses excuses. En fait ces gens sont comme moi, toi, vous, comme tout le monde quoi! Ils ont besoin de mettre leur corps entre des mains qui vont leur prouver qu'ils ont de la valeur. Ils viennent "être aimés" en quelque sorte....Et mes mains se mettent en mouvement comme déconnectées de mon cerveau, comme si elles avaient une vie propre, qu'elles communiquaient leur propre langage, elles vont écouter ces corps, entendre leurs cris muets et y répondre dans une alchimie magique!
A la fin lorsque doucement, tout doucement, elles lâchent le contact et qu'elles viennent se poser dociles, sur mes genoux, je les regarde comme des étrangères mais elles ne bougent plus, se rendent soumises pour que mon cerveau les apprivoise de nouveau. Pendant une heure, elles m'ont échappée, ont vécu leur propre vie mais là, elles me reviennent à moi seule. Je me sens épuisée, vidée, comme si elles m'avaient volé ma vitalité, l'essence même de ma vie, l'espace d'une heure.
Le corps de l'autre côté, lui aussi reprend sa vie, remet la juste distance entre la propriétaire des mains et sa/son (souvent son il faut bien le dire...) propriétaire venu là s'abandonner à ces mains.
C'est étrange. C'est comme si chacun reprenait ce qui lui appartient, s'excusant presque, l'un de s'être laissé aller à ces mains là, l'autre d'avoir laissé ces mains glisser impunément sur ce corps étranger.
Bien sûr, au cas où ce texte serait ambigu, aucune connotation érotique ou pire sexuelle, dans ces mots là. Nous parlons presque "d'amour" même si ce mot semble incongru.
Je suis praticienne de Bien-être. Mon objectif est de faire du bien à des corps malmenés, à des âmes en souffrance, sachant que c'est le cas de 100% des êtres humains. Faire du bien par un langage non verbal. Faire du bien avec mes mains. Parce que tout le monde en a besoin.

Parce que ce métier me plaît!

lundi 1 novembre 2010

Nouveau départ pour certains

Il est reparti, le sourire aux lèvres, sa veste en velours cotelé beige sur le dos et sa grosse écharpe en laine trois fois enroulée autour de son long cou. Il est reparti parce que ses trop nombreux rêves ne tenaient plus dans sa tête alors il fallait bien les vivre!

Il est parti pour quelques mois en Amérique du sud ce fils aventurier et libre qui sait si bien repérer les chaînes à l'avance afin de ne pas se prendre les pieds dedans!

Moi, je reste là. Mes rêves ne prennent pas beaucoup de place sous mon crâne, c'est peut-être pour cela que je reste en place...
Comme les autres membres de la famille, j'ai de la chance. Le voyageur, dans sa grande générosité, nous a signé une procuration sur son compte onirique. Grâce à la magie de la toile, nous suivons son périple, suspendus à ses mots, ses émotions.
Le téléphone sonne:
"tu as eu des nouvelles de G? "
-Oui je viens d'en recevoir, il est à A....Je te transmets son mail.
Et voilà, tout le monde est un peu parti avec lui...

Publication de ses quelques mots griffonnés avant son départ:
"Plus de travail, plus de maison, plus de voiture, plus de carte bleue.J’aime ce dénuement total,Ce vide de vie enivrant.Là où certains y voient un échec social, je savoure aujourd’hui pleinement ma liberté retrouvée.Vive la jeunesse et son insouciance !Cela ne durera pas. Il est d’autant plus plaisant de profiter de cet état des choses et des situations éphémères.Je commence aujourd’hui ce voyage qui n’a pour but que de revenir à mon point de départ plus grand que je ne suis parti."

dimanche 26 septembre 2010

L'Indécision a une fin!

Trois mois que j'en dors plus correctement (je n'écris pas " j'en dors plus" parce que je suis une grosse dormeuse et il est vraiment très très rare que je ne dorme pas!) : que faire de cette maison?
La maison de Lui et moi, celle que nous avons choisie ensemble, qui regorge de tant de souvenirs. L'idée qu'elle soit investie par des étrangers m'est difficilement supportable. Cependant, à chaque fois que j'y vais, je me sens tellement mal....L'étrange sensation qu'elle me rejette, que tout me murmure : va t en, tu n'as plus rien à faire ici, tourne définitivement la page.
La louer?
C'est m'exposer à continuer de m'en occuper...Ce qui est au dessus de mes forces. Je ne supporte plus de ne plus la voir et ne supporte plus de la voir, quel dilemne! Cent fois j'ai changé d'avis en trois mois. Mais ça y est je me suis enfin décidée : je la vends. Pour ça, je la fais belle. Quelle drôle de situation de dépenser de l'argent et de l'énergie à embellir une maison que l'on vends! Refaire faire le jardin qui était à l'abandon depuis trois ans, changer quelques papiers peint, redonner une seconde vie au barbecue. Je déteste ce qui va suivre. Les visites....Les commentaires....Les négociations de marchand de tapis pour un lieu où tu as été si heureuse! J'aimerai ne pas connaître les futurs occupants, envoyer un émissaire traiter avec eux et signer à ma place chez le notaire.
Mais peut être que personne ne la voudra....Peut-être qu'elle restera là, seule, dressée comme un mausolé impénétrable, renfermant ses secrets jusqu'à sa ruine inéluctable, et moi impuissante je la regarderai sans plus vouloir la voir jusqu'à la fin....

samedi 21 août 2010

Signal d'alarme filial

En cette période estivale, les aînés partent sans maman, normal.... C ne se sépare jamais de son portable, ce qui est très rassurant pour ses proches et en particulier MOI puisque je sais que je PEUX le joindre (même si je me retiens de le faire compte tenu de mon fort désir de voir mes poussins indépendants du joug affectif maternel rapport à mon propre vécu dont je ne parlerai pas...). Mais l'aîné, beatnik sur les bords (en rejet de la société organisée et corrompue et contrel'esclavagisme du aux valeurs traditionnelles liées au matérialisme, l'hypocrisie, l'uniformité, la superficialité) a comme par hasard perdu son téléphone portable (une nième fois bien sûr...) la veille de son départ! "De toutes façons maman, va falloir t'habituer" "Oui mais si je dois te joindre de toute urgence?" (sous entendu : cause déces d'un proche, ce n'est pas que j'y pense de façon obsessionnelle mais bon...)" "eh bien tu m'enverras un mail!" J'étais restée sans voix et ce mutisme m'avais juste empêchée de lui demander l'adresse de ce dit mail inconnu...
Bref 3 semaines au portugal sans cordon ombilical d'aucune sorte....
Bizarrement j'ai réussi à ne pas y penser du tout. Je veux dire que bon, je pensais à lui, mais sans aucune angoisse particulière. Lorsque des gens bien intentionnés me demandaient des nouvelles, je répondais de façon très zen que "pas de nouvelle, donc bonnes nouvelles, tout devait aller très bien dans le meilleur du monde".
Mais le 19 août fin daprès midi je ressentis un besoin urgent, primitif et violent de l'entendre. Une sorte de signal d'alarme filial super fort! Nous étions pourtant en train de déménager le reste des affaires toujours en plan dans notre ancienne maison et franchement ce n'était pas le moment de tout laisser tomber pour chercher à trouver des numéros de portable de copains du fiston pour savoir s'ils avaient eu des nouvelles, EUX. c'est pourtant ce que j'ai fait. Après un temps de recherche important infructueux, je dus me résoudre à attendre. Mais ce fut une nuit d'insomnie et le lendemain j'en ai parlé en boucle: "je suis angoissée, je veux vraiment le joindre, comment je peux faire etc...."
Le soir même mon téléphone sonne et c'est LUI. Une voix normale. Appemment tout va bien. Il m'annonce qu'il rentre demain (aujourd'hui donc) et que ok il dînera avec nous.

Ce soir, il avoue que le 19 après midi a commencé une grosse galère pour lui, qu'il a vraiment flippé et qu'il a pensé à moi, du genre "si elle savait ce que je vis là tout de suite elle serait vraiment super angoissée".
Eh bien je l'ETAIS!!!!
Bizarre hein?

mardi 10 août 2010

La vie est un cadeau

La vie est un cadeau
Mon deuxième, le jour de ses 21 ans, torse nu, sous une pluie torrentielle en face de ses 24 amis abrités par un auvent clâme cette phrase que j'ai moi même tellement prononcée!
Chaleur au coeur. Sensation qu'une de de mes idées essentielles s'est transmise à la génération suivante...

Oui, la vie est un cadeau. Certains le refusent tout net au nom de je ne sais quel masochisme, ou le mettent de côté, pour l'ouvrir "plus tard"sous pretexte qu'il ne sont pas prêts. Il est vrai que la vie quittent certains cadeaux irremplaçables. Mais elle place aussi sur notre chemin d'autres cadeaux qui ne demandent qu'à s'offrir et qui nous rendent heureux! Chacun d'entre nous est le cadeau de quelqu'un d'autre même si nous n'en avons pas toujours conscience.

En ce qui me concerne j'aime les cadeaux, je développe même une certaine gourmandise, à les regarder, les sentir, toucher l'emballage avant de les ouvrir avec fièvre et curiosité. Alors oui la vie est un cadeau. Si on regarde bien chaque jour, il y a un présent devant notre porte.















Qu'ils sont beaux nos enfants! Et ils s'entendent! Un vrai miracle!




Pour finir ce très beau poème de Colette Nys-Mazure, lu par ma marraine en ce grand jour:

Radieuse

"C'est une fille de haute liesse,
à prendre la vie en proue,
hisser les heures à vive allure,
une femme libre de son essor.
Elle rit vrai à la face du jour
et son haleine a la fraicheur
des pointes d'herbe quand frémit l'aube.
On tenterait de la retenir.
La marge d'une étreinte, d'une page partagée,
d'un morceau de pain rompu.
Elle est déjà plus loin que le tournant de l'été.
On cherche son propre chemin
dans le sillage fulgurant.


"Singulières et plurielles. ED Desclée de Brouwer. Collection litterature ouverte.2002"


vendredi 15 janvier 2010

A ras bord

Une heure que je suis couchée et que j'entends la baignoire du sous-sol qui se remplit....
Je lutte contre l'envie de me lever pour arrêter l'eau qui coule. Ce ne serait pas rationnel et il faut se retenir de céder à des pulsions névrotiques. Je me répète que c'est tout simplement impossible que l'eau s'épenche ainsi sans que personne d'autre que moi ne l'entende et n'aille l'arrêter. Mais l'angoisse continue de m'étreindre le coeur. La baignoire n'était-elle pas sale? N'aurais- je pas, dans mon empressement à faire mille chose à la fois, oublié de la nettoyer? Auquel cas, c'est peut-être bien la raison de cette sorte de lavement interminable que j'entends. Ma baignoire sera donc propre. Elle s'auto-nettoie en quelque sorte...
A moins que ce ne soit tout le sous-sol lui même qui n'en peut plus de toutes ses toiles d'araignées trop longtemps niées? Auquel cas le débordement serait peut-être salvateur. Il emporterait non seulement la crasse de la baignoire mais aussi celle des bas-fonds de mon âme! J'ai peur qu'elle n'y survivrait pas!
Je me dis alors que le risque de débordement est minime n'est ce pas, avec cette belle invention qu'est le "trop plein"! L'eau en excédent est évacuée au fur et à mesure par une porte de secours, alors pourquoi m'inquiète-je ainsi?
Mon cerveau souffre de dichotomie. Une partie de lui est terrifié par l'idée d'un débordement. Une autre se veut rassurante et logique: tu en as vu d'autre, ta baignoire a déjà fait ses preuves, le drame n'aura pas lieu...."Dors et demain tu verras, tu n'entendras plus l'eau couler", me murmure ce coin de cerveau positif.
Voilà, voilà, c'est ce qui arrive parfois lorsqu'on sent ses propres limites intérieures presque atteintes....On entend des baignoires se remplir indéfiniment et on passe la nuit à se demander s'il y aura débordement!

mardi 12 janvier 2010

Y a des jours où faut y aller quand même!


Finalement ce n'est pas le méchant virus à la une de tous les médias français qui aura entrainné notre pays à la paralysie mais cette bonne vieille neige contre laquelle aucun vaccin n'a été mis en place! Samedi dernier lorsque j'ai voulu acheter de quoi substenter les 15 copains, gros mangeurs de surcroit, invités chez moi, j'ai dû me rendre à l'évidence qu'il allait falloir improviser et jeter ma liste d'ingrédients à acheter à la poubelle!
Les camions avaient été immobilisés avec interdiction de circuler ce qui a eu comme conséquence des rayons désespérement VIDES!!!!!
"Vous regardez pas la télé ma ptite dame?" qu'il m'a dit le boucher.
"Ben non" qu'la ptite dame que je suis lui a répondu.
Depuis, je ne suis pas retournée en courses. La Saône et Loire souffre d'un manque de ravitaillement, oui, oui!
Cet après midi il va pourtant bien falloir m'y coller. Pour cela il faudrait déjà que j'arrive à sortir ma voiture de mon allée recouverte de 10 cm d'une couche blanche bien installée! Cela doit bien faire rire mes copines des grands froids (Marico et noèse) qui doivent avoir l'habitude de manier la pelle avec une dextérité toute canadienne!
Moi j'ai même pas de pelle, pathétique non?
Ce coup ci, je n'ai pas fait de liste. Je vais acheter au feeling parmi les deux trois trucs qui traîneront sur les étals.

dimanche 10 janvier 2010

Célébration







Ils viennent de partir.
Les amis de Marti. Mon homme enseveli.
La garde rapprochée comme je les ai surnommés.
Ceux qui répondent toujours à l'appel.
Ceux qui le font revivre lorsqu'ils sont là, ensemble.
Ils avaient l'habitude d'être invités en janvier.
Le mois de l'anniversaire de Marti qui tombe à peu de chose près avec la fête de la saint vincent tournante, la fête des vignerons, importante par chez nous!
Alors il y a des habitudes qui sont bonnes à garder.
Même si cela fait bientôt trois ans que ce n'est plus l'anniversaire qu'on fête, mais plutôt le besoin de se retrouver.
Il y a un côté rassurant à ce rituel là.
Les gens ne sont plus mais l'amitié et l'amour reste.
Et c'est bon!



vendredi 8 janvier 2010

snif

Tu es parti.
Si loin!
pour si longtemps!
Je me sens de nouveau abandonnée.
Merde! Je joue aux nanas indépendantes et tout puis me voilà transformée en glue 3.
J'ai pshitté ton parfum, allumé un feu comme toi, mangé ton fromage, mis ton peignoir de bain....
Mais bon, ça fait pas pareil.....
Tu me manques....

lundi 4 janvier 2010

Blocage de l'IMEI: le gros mensonge des opérateurs!

Pour rester dans du concret mais pas scatologique je souhaite partager avec vous la découverte de la grande supercherie qu'est le soi-disant blocage du IMEI des téléphones portables!
Comme vous le savez si vous avez lu les billets précédents, le portable volé de mon troisième a été retrouvé par la police. Sur les conseils avisés de plusieurs personnes (non Myel, je ne te nommerai pas ;-) j'ai écrit une demande de blocage du tel volé accompagné d'une copie du dépot de plainte afin que le voleur ne profite pas de son méfait.Mon opérateur m'a envoyé un courrier m'informant que le nécessaire avait été fait et que le téléphone ne pourrait plus être utilsé avec une quelconque carte sim de cet opérateur là. En revanche, ils ne garantissaient pas qu'il ne soit pas utilisable avec d'autres opérateurs. Entre le moment où le policier me prévint qu'il avait le téléphone et le moment où je l'ai récupéré, j'ai donc appelé mon opérateur pour qu'il annule le blocage, enfin fasse la manip inverse. Et là CATASTROPHE, on me dit que non, ce n'est pas possible. Le blocage est définitif sur cet opérateur.
Le jour J, je récupère le téléphone portable désappointée de son inutilité et je le mets dans la chambre du fiston à côté de divers trophées qui ornent son bureau.
Lorsqu'il descend de sa chambre super content et téléphonant à droite à gauche, vous imaginez ma surprise!
Ce téléphone fonctionne à merveille avec n'importe quelle carte sim du fameux opérateur, roi du mensonge!
Alors croyez moi, si on vous vole le téléphone économisez un timbre, n'envoyez pas de demande de blocage! C'est parfaitement INUTILE!!!!!

dimanche 3 janvier 2010

âmes sensibles, s'abstenir

Si vous avez cliqué sur ce billet malgré l'avertissement du titre, vous avez pris un risque qu'il vous faudra assumer!
Avant d'aller plus loin, je souhaite vous présenter des excuses. La plupart des blogueurs essaient d'élever le niveau d'écriture en postant de beaux billets métaphoriques qui nous laissent le souffle coupé, la larme à l'oeil ou le cerveau en ébullition. MOI, je m'obstine à écrire du quotidien, des trucs au ras des pâquerettes, voire 5 cm en dessous. Avec ce billet-ci j'atteins des profondeurs abyssales, tenez-le vous pour dit!
A 23h, alors que je rendais tripes et boyaux suite aux excès divers et variés des fêtes, mon portable a sonné. Au bout des ondes, la voisine en dessous de l'appart que j'ai acheté l'an dernier, pour un fiston et mon neveu, mais actuellement inoccupé, rapport aux fêtes.
"Il y a un dégât des eaux chez moi, ça a coulé sur mon piano!"
"ça coule en ce moment même?"
"Non, cela ne coule plus mais il y a une sorte de poche humide menaçante au plafond"
"Mon fils et mon neveu ne sont pas à l'appart actuellement, est ce que vous pensez que cela peut attendre demain?"
Je vous épargne la longue complainte téléphonique qui a suivi sur la vie, les soucis, la solitude et la grande lassitude de la voisine.
Le lendemain, c'est à dire aujourd'hui, emmitouflée, gavée de dafalgant, l'appareil photo en bandoulière, je suis partie à Dijon. Mon amour a bien voulu m'accompagner et conduire. S'il avait su ce qui l'attendait......
Nous avons donc ouvert la porte de l'appartement à 14h14 exactement et la première chose évidente c'est que cela sentait très fort......LA MERDE!
Le couloir et les chambres semblaient dans leur état normal : lit défait, fringues par terre, poubelles vomissant leur contenu sur le sol, biscuit à moitié mangé sur le bureau, des chambres de jeun's quoi! (Il n'y a que les miens qui sont comme ça? Rassurez-moi au passage)
Mais dans la cuisine le liquide qui s'étalait allègrement ne ressemblait malheureusement pas à de l'eau. Il s'épenchait depuis la salle de bain, mitoyenne aux wc. Ce petit coin montrait un tableau contemporain psychadélique qu'un psychopathe aurait eu l'idée de créer par projection de merde. Il y en avait partout, sur les murs, la porte, avec de beaux colombins solides, mélés à des frères plus flasques. Nous avions un échantillon des déjections de tous les locataires de l'immeuble!!!!
Nous avons pataugé 4h.
Cela n'a pas arrangé mes nausées.
Mon amour est héroïque.
Nous devrons revenir demain.
Il a fallu que j'annonce à la voisine d'en dessous l'origine de ce qui est tombé sur son piano.
Mon neveu passe son concours de médecine après demain....
Je dois le loger chez un cousin.
Vous savez quoi? Ce début 2010......C EST LA MERDE!!!!!!









vendredi 1 janvier 2010

Et vous c'était comment?

"Merde le champagne!" On a oublié d'acheter le champ!
"Je vais y aller"
"Mais il est 17h, on est sensé être chez ta mère à 18h et y en a pour une heure de route!"
"T'es prête, là?"
"Nan"
"Alors tu te prépares pendant que je vais acheter le champ"
Je regarde mon visage aux traits tirés et mes cheveux huileux. Sur qu'il y en a pour plus d'une heure de me redonner une gueule correcte!
Merde le gui!
"Les garçons?"
"Ouais (gromeli lointain)?"
"Vous êtes prêts?"
"Ben ouais"
Doute affreux..."S, t'as bien mis une chemise?"
"Une CHEMISE? Pourquoi faire?"
"Mais c'est le réveillon!!!! (dernière note très aigue)"
"Et alors? c'est un jour comme les autres pour moi, ça mfait pas plus d'effet qu' le 2 mars!"
Respiration par le ventre, visualisation d'une aura bleue au milieu du salon....Je rejoins l'ado ébouriffé du premier. Il est planté devant son écran, jouant avec celui de la chambre d'à côté, en djean et tee-shirt basique. J'ouvre sa penderie, je cherche sa chemise, je tombe sur un paquet de vêtements en boule dans le bas de l'armoire.
C'est quoi ça????????(mode légèrement hystérique)
"Ah oui, jme rappelais plus où jlavais mis! C'est mon linge sale."
"Arrête c'tordi IMMEDIATEMENT, empoigne moi ce tas et descend le dans le lave-linge, ensuite tu pars en expédition au fond du jardin et dans le quartier avec ton compagnon de jeu pour trouver du gui, pis tiens pendant que t'y es tu sortiras le chien pask'on l'emmène".
"On emmène le chien?????N'importe quoi! bon y a moyen que F et moi on y aille pas?"
Nan, y a pas moyen sacrebleu! F es-tu prêt?
Un bout de tee-shirt de la veille emet un petit mouvement de derrière un écran et la non -réponse m'informe que non.
Quand mon homme revient, j'ai toujours la même gueule, pire même peut-être, le chien n'est pas sorti, les ados n'ont pas bougé d'un cm.
"J'ai pris deux bouteilles! Qu'est ce que tu es belle!"
"Super! bon jvais sous la douche, vois ce que tu peux faire avec les deux extraterrestres du haut, bon courage!"
Une heure après, contre toute attente, les garçons sont dans la voiture, mutiques mais faut reconnaître que le mien a quand même mis une chemise, Clara entre eux, le chien derrière tout content de la balade.
Une heure après on est chez la mamie, 82 ans, une meilleure ouie que mon amour et moi réunis, une énergie sans pareille, attablés devant des tas de boîtes de chocolats offerts par la petite gourmande! Comme elle a la bonne idée d'avoir laissé "qui veut gagner des millions" à la télé, les gosses se tiennent tranquilles, heureux de consommer du rab d'écran!
Une heure après on est sur notre lieu de réveillon.
Une heure après nos ados supplient l'hôtesse de leur permettre d'acceder à un ordi!
Je vous épargne les bonnes résolutions. De toutes façons, ce sont celles de l'an dernier que je reconduis compte tenu que je nsuis pas fichu dles tenir!
Après je ne sais plus. Champagne, vins, huîtres, champagne, danse, baisers, cerveau embrumé, 6h du mat, estomac en visite chez mes amygdales, le chien à sortir, les talons qui flanchent enfin un lit, une peau contre la mienne
Bonne année à tous!