jeudi 27 novembre 2008

Triste, très triste

Je suis très triste.
Une amie depuis TRENTE ans (putain c'est pas rien) vient de m'apprendre ce soir, les résultats de ses analyses......C'est un putain de cancer des ganglions. C'est un sacré domaine de la lutte que celle contre ce type de maladie!
J'ai soutenu par le passé une collègue pour un cancer du sein. A l'époque je n'étais pas veuve. La mort pour moi était un concept flou.
Mon amie A. n'a pas mon adresse blog parce que ce n'est pas son truc à elle les blogs. Alors c'est pour cela que je lance un appel. Aurais-je la force de la soutenir? De quelle façon?
Je n'ai pas idée de ce que c'est de lutter contre une maladie de ce type, la douleur physique et psychologique des traitements tout ça....Ma collègue, je me contentais de l'appeler tous les deux jours pour déconner sur les traitements, les seins et tout. Je la faisais rire. Je n'ai jamais manifesté de sérieux à l'égard de son cancer et paraît il qu'elle a adoré mon attitude, mais là.....Je ne pourrai pas faire la même chose. Je suis beaucoup plus proche d'elle que ma collègue, je me sens beaucoup plus en souffrance par cette nouvelle. La mort n'est plus un concept flou, c'est une ombre noire qui plane continuellement au dessus de nos têtes, qui enlève ceux que l'on aime le plus au monde. Lorsque Marti est mort, cette amie m'a envoyé pendant des mois plusieurs sms jour et nuit (parfois deux/trois h du mat mais comme je ne dormais jamais c'était génial) juste pour me dire qu'elle m'aimait ou qu'elle pensait à moi.
Aujourd'hui je me dis que je peux faire au moins la même chose!
Si vous avez d'autres idées....

5 commentaires:

christine Z a dit…

JE ne sais de quel type est ce cancer mais certains cancers des ganglions se soignent à 90% maintenant. Ce qui n'empechent pas un traitement lourd et pénible mais l'espoir lui n'a rien de flou.
je t'embrasse

noèse cogite a dit…

Une amie depuis 30 ans ..c'est une soeur.
Personnellement, il y a eu un grave accident ds ma famille ( ma fille)....Ce n'est pas l'ordre du cancer..mais c'est de l'ordre des séquelles permanentes.
Ce que j'ai apprécié le plus c'est l'accompagnement..ne pas être seule..entendre des gens parler de la vie qui se déroule de l'autre côté..des choses anodines qui font sourire entre deux angoisses profondes.
Savoir qu'à telle heure. ns serons 2 à regarder par la fenêtre de l'hôpital.
L'important c'est de mettre une parenthèse pour reprendre son souffle.

Et j'ai en mémoire ceux et celles qui ne sont pas venues..et ceux qui ont fait 17 hres de routes pour venir me dire leur soutien et repartir aussitôt.
Un autre beau-frère qui venait de partir de chez moi pour Les USA, après 6 hres de route, il est revenu sur ses pas...Ça on ne peut pas l'oublier!
Bonne chance à toi...

Anonyme a dit…

D'expérience; l'attitude la plus appréciée est justement le manque d'attitude particulière ...
La présence normale des amis autour, sans en rajouter apporte le reconfort de la continuité des choses et d'une amitié ordinaire sans plus de compassion.
Savoir être à l'écoute sans verser dans le drame et rester une amie comme "avant" est le meilleur des réconforts.
La maladie et son traitement exigent de se concentrer sur soi-même plus que d'ordinaire et la présence "extérieure" des autres amène ce petit courant d'air frais indispensable pour tenir le coup.
En bref; rester égal à soi-même et ne rien essayer de forcer ...
une grosse pensée pour la personne concernée ...

Annie a dit…

Avant de te donner d'éventuelles idées, je sais déjà que cette personne aura beaucoup de chance de t'avoir pour amie, dans sa lutte contre la maladie.

HelLutte a dit…

Merci à vous quatre. J'essaierai d'être à la hauteur de l'épreuve. Le traitement quel qu'il soit pour une maman de deux petites filles de 6 et 4 ans est bien compliqué à gérer. Surtout lorsqu'on ne peut pas compter sur les grands parents. La solidarité des amis est importante dans ce cas ne serait ce que pour aider le papa dans l'intendance de tout ça! Pff la vie est dure!